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"
La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible
le néant,
elle tire son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est. " |
Nous commencerons le sujet avec Freud, qui énonçait que tout est sexuel. Nous
pourrons simplement nous poser la question, que si tout est sexuel, pourquoi
ne résolvons nous pas les problèmes par le sexe lui-même, en effet, il n'y
a rien de moins sexuel qu'une séance psychanalytique, on ne se regarde pas,
on ne se touche, pas, un seul parle, il faut bien le dire, c'est tout sauf
sexuel. Il y aurait surement à revoir dans la pratique.
Néanmoins, le cheminement psychanalytique se fait lui aussi en deux mouvements,
deux anéantissements, le démontage puis le remontage, en espérant que dans
ce dernier, on ne ce soit pas trop tromper, car alors, la machine humaine
est alors laissée en pièces détachées.
Voila pour une petite introduction à notre " forme sexuelle de la machine
à rêves. "
Comme nous avons pu le voir dans la partie philosophique, un concept passé
dans les rouages de la machine à rêve est un concept lié au monde extérieur,
à savoir sexué.
Un phénomène ( par le principe d'absence ) à la connaissance intuitive de
ce qu'il n'est pas, cette connaissance intuitive de ce qu'il n'est pas est
tout bonnement le sexe de ce phénomène, vis-à-vis de cette absence.
Nous avons notre mâle, et son absence la femelle, chacun à la connaissance
intuitive de l'autre, et cela au travers de l'organe sexuel. Le sexe du mâle
est l'intuition de la femelle et vis versa.
Quand les deux sexes se rencontre au travers de l'acte sexuel, nous avons
alors la fusion du phénomène et de son absence, c'est là que la notion même
de continuum prend forme et chaire.
Je parle de mâle et de femelle, d'homme et de femme, mais comme disait Freud,
tout est sexuel, au sens le plus large du terme. Il avait laissé la sexualité
à l'homme, nous pouvons l'élargir à l'univers en entier, TOUT EST SEXUEL dans
le sens ou que tout phénomène est lié au monde extérieur, à son absence donc.
L'unique lacune de Freud à été de ne pas élargir son concept de sexualité
à l'univers en entier, au monde extérieur donc, et d'avoir réduit la
sexualité que pour l'homme. En effet, si l'homme n'est pas lié au monde
extérieur, il n'a donc plus de sexe, c'est alors un être a-séxué,
c'est-à-dire le contraire
de ce qu'il prônait.
L'inconscient selon Freud était une espèce d'entité enfermée elle aussi dans
la tête de l'homme. Si nous avons la conscience, nous avons aussi l'inconscient
( l'absence du conscient ), mais ce dernier est plus large que ce que l'imaginait
notre psychanalyste, il englobe tout.
Le continuum est la forme orgasmique d'un phénomène et de son absence, un
continuum est un orgasme, l'univers est un grand orgasme, nous pouvons très
bien le voir à travers la théorie du Big Bang. La matière, l'homme, ne sont
que des continuités de cet orgasme qui se prolonge, prend d'autres formes,
et à travers le postula de la thèse-antithèse-synthèse puis nouvelle thèse,
ne fait qu'éternellement se renouveler.
Cet orgasme, ce feu d'artifice orgasmique suit parfaitement le cheminement
de l'arbre de la matière, nous pourrions l'appeler " l'arbre de la sexualité
".
Je vais faire une petite parenthèse et proposer mon échelle des plaisirs,
à savoir l'échelle Eve-la-baveuse.
Niveau 0 : La frigidité
Niveau 1 : L'orgasme
Niveau 2 : Les orgasmes multiples
Niveau 3 : Orgasme type tellurique , tout est lâché, Eve se fait dessus
Niveau 4 : Orgasme hémorragique, les organes sexuels explosent, c'est l'hémorragie
Niveau 5 : Le choc orgasmique est mortel, le cœur s'arrête.
Ces niveaux d'orgasmes correspondent aux niveaux d'épanouissement d'une personne.
La frigidité correspond à l'âge qui se situe avant les 20 ans, entre 20 ans
et 30 ans, c'est l'orgasme classique, après 30 ans nous avons l'orgasme multiple,
tous les 10 ans, c'est un moteur d'une génération supérieure qui démarre.
C'est un peu comme une fusée avec ses étages, le premier moteur démarre, la
fusée décolle, une fois que tout le combustible du premier étage est consumé,
celui-ci est lâché, le moteur du deuxième étage démarre …etc.
Nous avons nos moteurs monoaire, binaire …( voir le paragraphe " l'arbre
de vie " ) empilés les uns au-dessus des autres commes des
étages, nous avons aussi nos niveaux d'orgasme: Chaque niveau orgasmique
correspond à un niveau de conscience, à un niveau de fonctionnement que l'on
pourrait appeler maturité sexuelle et qui s'ensuit d'abord d'une vision du
monde et ensuite d'un mode d'action dans ce monde, c'est à dire du
pouvoir sur le monde.
Les moteurs démarrent les uns après les autres, tout les dix
ans donc, avec un mode d'action et de fonctionnement correspondant au moteur
en question, ce sont des niveaux de combustion ou pour être plus clair
des niveaux d'expérience. Chaque génération de moteur
intègre l'expérience du( des) moteur(s) précédent(s)
pour arriver à des formes de fonctionnemlent toujours plus évoluées,
c'est ce qui donne à l'homme l'expèrience. A titre d'exemple,
la vision du monde et le pouvoir sur le monde d'un jeune de vingt ans n'a
rien à voir avec celle d'une personne de cinquante, ce qui les différentie,
c'est leur niveau d'énergie et leur niveau d'expérience, à
savoir le pouvoir sur la monde.
Nietzsche l'annonçait déjà dans "
par delà le bien et le mal ".
Nous pourrions prendre le bien comme référence, son absence
serait le mal. Nous pourrions aussi faire le contraire, et nous arriverions
surement au même résultat.
L'entreprise humaine depuis le début des temps, est une tentative pour
éradiquer le mal, et promouvoir le bien, ou pour être plus précis
de pacification de l'homme dans ses passions et ses instincts. Du point de
vue purement phénoménologique, et aux yeux de ce traité,
ce n'est que peine perdue. Le bien étant fatalement lié au mal,
et à travers le pacte qui les lie tous les deux, vouloir éradiquer
le second, le premier n'a donc plus de référence, et donc s'effondre,
pour en revenir alors au second. Nous retombons alors sur le schéma
du concept de Fond/Forme:
" Une forme apparait comme forme toujours sur un fond et le fond est
appelé par Husserl le potentiel de la forme car quand l'attention se porte
sur le fond alors c'est la forme qui devient fond pour le fond devenu forme,
et la forme devient potentiel du fond. "
Il ne reste plus qu'à changer fond et forme par bien et mal, et nous
avons alors la mécanique qui gouverne nos-notre histoire.
La forme pacifiée du monde à engendré une humanité
dé sexuée, là était le seul recours de cette pacification.
Toutes les philosophies, toutes les religions ont rejeté et nié
le sexe pour cette raison. Le corps à été rejeté,
la partie animale de l'homme à été rejetée. En
dé sexuant l'humanité, les religions et philosophies lui ont
fait perdre toute sa saveur et toute sa substance et en ont fait une humanité
frustrée, d'hommes et de femmes solitaires, avec comme unique possibilité,
de parcourir les chemins de l'esprit car il n'y a plus de corps.
On a longtemps cru qu'il serait possible de perfectionner l'homme, et cela
à travers le savoir et ses conséquences sur le monde, c'est
à dire arriver à un monde meilleur et de perfection. Le principe
d'incertitude est là pour dire le contraire ! Quand vous gagnez d'un
coté, vous perdez de l'autre. A titre d'exemple, nous pouvons prendre
la tomate, qui, à son état naturel est flétrie; difforme
et hideuse, mais pleine de gout. A vouloir l'embellir, la grossir, la rendre
parfaite, nous en faisons une grosse tomate pleine d'eau qui n'à plus
de gout, voila ce qu'est devenue l'humanité, une grosse tomate pleine
d'eau.
Ces hommes et ces femmes frustrées vivent dans un monde ou chaque chose
est séparée de sa voisine, c'est un monde autiste ou il n'y
à plus de communication. Nous en sommes à la fameuse réduction
phénoménologique, ou l'homme est sensé arriver à
son essence pure, tout ce qu'il trouvera au final, n'étant plus relié
à rien, c'est son propre néant, et comme dans le mythe de la
tour de Babel, chacun s'enfuira de son coté, l'un ne comprenant plus
l'autre.
Comme énoncé dans le paragraphe " la forme sexuelle de
la machine à rêve ", le bien va avec le mal, l'un contient
l'intuition de l'autre, et c'est uniquement à partir de la rencontre
de l'un avec l'autre que les deux parties seront rendue innofensive.
" Par dela le bien et le mal " se fera dans la rencontre sexuelle
entre le bien et le mal, dans leur union, à savoir le premier accepter
le second et vis versa.
Le mode de pacification de nos pensés est de croire en un future idylique,
un monde meilleur ou tout ne sera que douceur et sucrerie. Ce pacte est le
subterfuge, c'est la pilule pour accepter le filtrage de nos émotions
vénéneuses. Au final, dans se rêve de guimauve, et séparés
de nos coprs, nous tombons tous dans une espèce de torpeur dépressive.
On nous dit alors que pour passer cette petit Dep' , le meilleur est de rajouter
encore du sucre... de forcer le dosage de la pilule. Faute de pouvoir se distraire
( le corps à été nié ), il ne reste donc plus
qu'à travailler, nous nous enfonçons encore dans la frustration.
Le monde moderne génère des êtres frustrés par
milliards, tout le monde chante en cœur " il faut sauver le monde ",
si un jour une faille se présente, tout le monde va se jeter dedans,
non pas pour " sauver ", mais pour "détruire".
Nous avons pu le voir le siècle passé dans nos deux guerre mondiale,
quand ça craque, ça craque, depuis, la pression ne fait que
continuer de monter, ou allons nous !?
Il serait don temps de baisser un peu la barre, laisser la bête immonde
qui sommeil en nous se réveiller, réveiller notre corps, nos
passions et instincts, histoire de nous secouer un peu et de nous rendre notre
sexualité. Cela, passe par l'amour au sens sexuel du terme, de la rencontre
entre ce qui est et ce qui n'est pas, et de sa réalisation qui irrémédiablement
passe par la violence.
Un être sexuellement épanouit n'a pas besoin de faire la guerre,
celle ci ce réalise sur le champ de bataille de son alcove amoureuse.
Malraux disait que le 21 ième siècle serait spirituel ou ne
serait pas, je rétorquerais que le 21 ième siècle sera
sexuel ou ne sera pas.