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La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible
le néant,
elle tire son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est. " |
Le
principe de réalité de notre machine est simple, il se réduit
dans le formulé que tout phénomène ou réalité
appel son absence, le binôme formant donc un continuum, à savoir
un autre phénomène ou réalité, appelant lui même
son absence ...
Toute action, toute
force appliquée sur le monde, que ce soit dans le monde physique
ou dans le monde de la pensée, des idées, du savoir, de la politique
ou autre, est en soit un phénomène, ou dans le paragraphe qui
nous intéresse, une réalité.
Toute réalité appel son absence, à savoir son mauvais
génie, le bien appel le mal, l'abondance appel le manque, le développement
le sous développement ...etc
Les deux pôles de ce binôme forment donc un continuum, avec le
ventricule gauche et le ventricule droit, chaque action dans un ventricule
s'ensuit d'une contre-action dans le second ventricule, jusqu'au rééquilibrage
des deux.
La destinée d'un continuum est donc son rééquilibrage,
la réalisation de ce rééquilibrage est l'inconscient
de ce continuum.
Chaque ventricule à l'intuition de l'autre ventricule, cette intuition
est le sexe de ce ventricule. Nos deux ventricules sont donc sexués,
ils ont chacun un sexe opposé, et nous pourrons accorder la connotation
de sexe féminin et sexe masculin.
La réalisation du rééquilibrage se fera à travers
la rencontre, à travers " l'acte sexuel " entre nos deux
ventricules, c'est à dire dans la guerre amoureuse de nos deux parties.
La réalité de ce continuum, l'histoire amoureuse sera terminée,
épuisée, quand les deux ventricules se seront rééquilibrés.
Une fois notre continuum arrivé à son épuisement, c'est
à dire qu'il s'est réalisé, en quelques sortes que l'histoire
est terminée, cette même réalité épuisée
appel son absence, nous entrons alors dans un nouveau continuum, avec son
déséquilibre et une nouvelle réalisation se met en marche,
avec toujours comme point de réalisation, la rencontre sexuelle entre
les deux nouveaux ventricules, une nouvelle histoire commence !
Nous pourrions modéliser ce principe de réalité comme
suit: Nous faisons une action, à savoir nous accumulons une somme de
phénomènes. Quand on prend d'un coté, on retire de l'autre,
à édifier un monticule d'une part, en creuse donc immanquablement
un trou d'autre part. Quand le monticule est à son apogée avec
son trou, le but du jeu est de monter sur le monticule et de plonger dans
le trou, c'est la rencontre entre le monticule avec son trou, c'est l'histoire
d'amour entre le monticule et le trou, et au final, les deux se résorbent.
L'histoire du monticule et du trou se termine et peut commencer une autre
histoire ou on recommence à construire un monticule, et donc un trou...
A première vue, nous sommes un peu dans le mythe de Sisyphe qui monte
sa pierre pour que celle ci ensuite redescende. L'unique petite différence,
c'est qu'une nouvelle réalité garde la mémoire, l'expérience
de la précédente, chaque nouvelle réalité double,
puis triple, puis quadruple ...etc son capital, et cela pour arriver à
des niveaux d'évolutions supérieurs, comme énoncés
dans le paragraphe " L'arbre de vie ".
Pour en revenir à notre ami Sisyphe, et si nous avions à parfaire
le mythe, ce n'est pas un rocher qu'il doit rouler en haut de la montagne,
mais une boule de neige, et à chaque fois que celle-ci est redescendue,
elle fait le double de taille, pauvre ami Sisyphe ..!
Pour dire les choses autrement:
L'ultime plaisir pour nos petits bâtisseurs de château de sable,
est, une fois celui-ci terminé, de la détruire, histoire de
pouvoir en refaire un autre.
Une fois le potentiel réalisé,
un phénomène arrive à sa fin, toute l'énergie
s'est consumée, tout est réalisé, la mort rôde.
La jouissance, état sans limite et sans aliénation d'aucune
sorte, est un éclair qui jaillit à chaque instant, elle est
la combustion de la réalisation vers un retour à l'état
de potentiel, avec sa libération de toutes contraintes, vers son état
d'énergie pure sans aliénation.
Le sage parmi les sage ne perdrait pas sont temps et jouirait de l'instant
présent, sans compter et sans rien se reprocher, il serait ivre ou
drogué, travailleur et vertueux, il rechercherait cet état d'énergie
pure sans limite et sans contrainte.
Mais même au jeu de la sagesse, immanquablement, cette jouissance, potentiel
donc, arriverait elle aussi à se réaliser, et d'une jouissance
trop intense, ne resteraît bientôt que des cendres.
Là est l'art de chacun, de renaitre de ses propres cendres et de s'inventer
autant de vie, que bon lui semble.
Il ne s'agit donc pas d'être sage, il s'agit d'être sorcier, poète,
magicien:
Qui est le sorcier, qui est le poète, que est le magicien ? c'est le
bonheur, la félicité, la jouissance, ou pour être plus
précis, c'est cette omniprésence qui possède l'art de
jouir éternellement, c'est l'éternel jouisseur, c'est la métamorphose,
le verbe, c'est dieu qui fait la fête, c'est dieu lui même !
Il n'y a pas de science pour être
magicien car la magie va à l'encontre même de la science, elle
en est son absence. La magie est la négation de la science, cette dernière,
à travers sa conceptualisation fait le contraire de la jouissance,
elle pétrifie, enlève la vie, réalise, transforme le
potentiel en réalisation. Le concept met des limites, il aliène,
il est le contraire de la jouissance. Si jouir est l'oeuvre de dieu, conceptualiser
serait alors l'oeuvre du diable, car quand tout est réalisé,
il ne reste plus rien, c'est la fin.
Après l'amour, tout les animaux sont triste, l'homme, satisfait et
repu, regarde sa compagne allongée sur sa couche, elle balbutie encore
de plaisir. Lui l'homme, se met alors à penser, cette dépression
des sens le pousse à vouloir décrypter ce qu'il à ressenti,
il se met alors à chanter, cette chanson triste et lugubre qu'est la
science.
Tout phénomène, toute vérité, entité, individualité
rencontre " ce qu'il n'est pas ", ils font l'amour, ils connaitront
l'extase, et ensuite tomberont dans la tristesse, la disgrâce. De ces
cendres se reconstruira un nouveau supra-phénomène, un nouvelle
supra-vérité, qui rencontrera un nouveau " supra-ce qu'il
n'est pas ", il ferons de nouveau l'amour, la roue tourne encore et continuera
de tourner avec toujours plus de supra, et toujours aussi, cette règle
qu'après la lumière, après le jour vient l'obscurité,
la nuit.
Il ne faut pas être bien malin pour avoir découvert cela, c'est
bien vrai, je ne peux qu'être d'accord, il ne nous reste donc plus qu'à
rire de bon coeur, dans l'espoir que demain sera camarade, là est l'art
du magicien, là est l'art de chacun, à savoir se définir,
rebondir, naviguer entre le jour et la nuit, entre le diable et le bon dieu.