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La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible
le néant,
elle tire son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est. " |
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Ou
cela mène-t-il ?:
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Ou
mène cette idée de machine à rêves ?
Cette idée, à savoir faire de qui n'est pas ce qui est, est le principe
même de toute création ou génération. Cela s'exprime comme un moteur, qui
ne nourrit donc de néant pour faire apparaitre ce qui n'est pas. Cette fonction
de moteur est universelle et s'attache à tout ce qui vie et existe dans notre
univers, à tout phénomène en soit. L'être humain comme en est le meilleur
exemple.
Une personne est une potentialité de toutes choses, d'être méchant, drôle,
capricieux... tout cela sont des potentialités, des possibilités de lui même.
Chacune de ses potentialités, possibilités peut se réaliser, c'est à dire
apparaitre et se faire chaire. Cette même apparition peut aussi se développer,
prendre ramification, à savoir rêver. Pour être basique, on pourra prendre
l'exemple des dictateurs qui font de la " méchanceté " une sorte de mécanique
politique.
Notre pomme
dans sa forme conceptuelle classique est quelque chose d'immuable et unitairement
indestructible. Dans sa forme physique , si je mets une pomme sur la table,
au bout de quelques jours, elle va se décomposer, tout simplement par ce qu'elle
est reliée aux autres éléments de l'univers comme l'air, le contact et la
pression la table, le marmo qui va la manger... c'est dans ce sens que je
dis que la pomme contient la potentialité de l'air, de la table, de l'enfant
qui va la manger... Il y a donc le monde réel, qui est celui de la pomme physique,
celle que l'on peut manger, et le monde conceptuel, à savoir la pomme dont
on parle.
Comme je l'ai expliqué dans le traité, et par le mode analogique ( une chose
et son absence ), on arrive à la conclusion que le monde conceptuel est en
fait rien de moins qu'une particularité du monde réel, l'élément monde conceptuel
est un élément parmi d'autre de l'ensemble du monde réel.
Si nous prenions la théorie des nombres, nous pourrions l'enrichir
et créer une nouvelle génération: après les nombres entiers,
relatifs, réels ... vient en dernier les rêves de nombre, rêve de 1, rêve
de 2 ...
Derrière chacun d'eux ce cache " les saveurs et bruits de l'océan et de la
fureur tranquille du monde " ou comme disait le poète Anglais Black,
" derrière chaque grain de sable se cache l'univers "
La vraie traduction de la notion d'absence est: " se dissoudre dans quelques
chose de plus grand " , " s'étendre vers quelques chose de plus grand encore
inconnu ".
" L'absence d'absence " est : se dissoudre dans quelque chose de plus grand,
et se recomposé dans celui ci, et de s'en faire chaire !
Nous sommes dans une perspective intuitive ou un phénomène par
la fonction d'absence devient intuitif et appel ce qui n'est pas pour s'en
faire chaire. Nous retombons alors sur mon petit intitulé: " La machine à
rêves est un moteur, avec comme combustible le néant, elle tire sa nourriture
et son énergie et de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est "
Toujours pour ne revenir à notre pomme: Il y a celle-ci , et le monde extérieur,
qui est donc l'absence de pomme. Le tout forme un moteur, qui est le moteur
pomme. A travers ce continuum, la pomme à l'intuition du monde extérieur.
En effet, elle est ronde, ce qui peut dire que quand elle va tomber du pommier,
elle va rouler pour aller se " reproduire " plus loin. Par ailleurs, elle
est succulente, ce qui veut dire aussi qu'elle va surement se faire manger,
et idem, aller se " reproduire " plus loin. La pomme à la potentialité du
voyage.
Quand celle-ci est à terre, et toujours par la fait qu'elle est reliée au
monde extérieur, elle va se décomposer dans la terre, c'est
ce que j'appelais la dissolution, ensuite, la chaire de la pomme pourrit devient
engrais, cela va servir comme matériel pour la recomposition de celle
ci, la graine pousse, donne d'abord une tige, puis un pommier à par entière,
et le cycle recommence.
L'idée de ce traité est la même idée que cette idée de moteur de pomme. Quand
on défini une chose seulement par elle même, dans sa forme conceptuel donc,
n'existe pas alors la monde extérieur, et une chose n'existe , qu'incluse
dans son milieu extérieur, une créature n'existe que dans ca création.
Pour en revenir aux nombres: Ceux ci existent , de manière indépendante, mais
il ne faut pas oublier qui est leur créateur, à savoir l'homme. Quand je parlais
du nombre continuum 1 / absence de 1, je me référais alors d'un nombre 1 lié
à son créateur, et par là même à la création.
Le mythe du paradis avec Adam et Eve: Les deux ont été chassé de la création
! Par le fait même d'être en dehors de la création ( dans le monde extérieur
donc ), ils ont pu le contempler, de cette contemplation est né la possibilité
de reproduire ce même paradis, nous avons en quelques sorte le paradis et
son reflet insufflé par l'homme. Cependant, notre Adam souffre, car il a été
chassé de son paradis, et il doit travailler à la sueur de son front, et la
femme enfanter dans la douleur, en quelques sorte, il est coupé de sa création
et des bienfaits de celle ci.
Maintenant l'homme ne sue plus pour travailler, l'ordinateur le fait à la
place, la femme se souffre plus enfantant, nous en sommes au stade de la réconciliation,
de la réunification entre le créateur et sa création. Ce traiter de la machine
à rêves et en quelques sorte l'unification de la création avec son créateur,
de la création avec ses créatures, ou plus simplement, unifier
chaque phénomène avec ce qu'il n'est pas ( son absence donc ), les deux formant
donc un moteur qui est donc la clé de tout création, tout mouvement.
Adam chassé de son paradis, assis sur un tronc d'arbre en train de contempler
le monde. Dans le mot " contemplé " est contenu le mot temps, le temps est
en quelques sorte né de la fracture, de cette dissociation entre le créateur
et sa création. Si de nouveau nous unifions le binôme créateur et création,
la fracture n'a plus raison d'être, et en quelques sorte, le temps s'arrête,
tout devient et s'érige en création pure
Le concept de la machine à rêve est tout bonnement un moteur à création, c'est
à dire qu'il créé de la création.