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La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible
le néant,
elle tire son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est. " |
Introduction
A ce jour, la forme la plus évoluée pour définir
un concept est la phénoménologie, décrite et pensée
par la philosophe Husserl. Dans le développement de cette philosophie,
et pour parlé simplement, une chose se définie par une réduction
à elle même et reste individuelle.
Si vraiment nous devions suivre ce chemin, nous déboucherions sur un
monde chaotique on les phénomènes seraient indépendants
et inaccessibles les uns aux autres. Il ne faut pas faire de gros effort pour
voir que ce mode de perception ne rend pas compte de la réalité
telle qu'elle est.
Nous tenterons donc d'imaginer une formulation des phénomènes,
ou, tout en gardant leur intégrité, les concepts ne seront plus
seuls mais liés entre eux, interdépendants. Nous sortirons du
chemin individualiste, chaotique et arriverons dans le monde tel que nous
le connaissons.
Avec cette tentative d'approche, nous aurons une manière de percevoir
et définir les choses et le monde, un outil en quelque sorte. Ceci
est le cœur même et la prétention de la machine à rêves.
Visionnons maintenant cette machine à rêve, nous pourrions la
décrire comme une espèce d'engin démoniaque. Il y aurait
l'entré, avec un réceptacle ou l'on peut mettre ce que l'on
veut, et une sortie, ou apparaitrait le produit transformé.
Une pomme par exemple, entrons celle ci dans les rouages de la mécanique
infernale. Qu'est ce qui en ressort ? Tout simplement une pomme, mais dans
sa nouvelle enveloppe conceptuelle. Ce n'est plus une pomme comme les autres,
c'est une pomme sexuée, c'est à dire un fruit non plus lié
qu'à sa propre condition de pomme, mais aussi à toutes les conditions
des autres phénomènes existant dans l'univers, à savoir
les conditions extérieures.
Ce petit traité, à travers différentes formes ( philosophique,
physique, mathématique, spirituelle ) se fera à chaque fois
en trois mouvements, le premier sera de définir la notion même
de concept , ce que nous pourrons appeler la thèse, dans un deuxième
temps, étendre cette thèse à ce qu'elle n'est pas, à
savoir l'antithèse, pour enfin dans un troisième mouvement,
fruit des deux premiers, faire le paysage de cet union, la synthèse.
Cette synthèse s'inscrira alors elle même comme une nouvelle
thèse, qui entrera elle même dans le cadre des trois mouvements
cités précédemment. Nous aurons ainsi affaire à
un mouvement évolutionniste.
Chaque thèse, chaque nouvelle évolution de thèse contiendra
le savoir, la mémoire, le capital, l'expérience de la précédente.
Chaque niveau d'évolution aura son propre mode de fonctionnement, que
nous appellerons " moteur ", du plus simple au plus évolué.
Ces moteurs définiront le mode de fonctionnement des phénomènes
les uns avec les autres.
Il nous sera aussi possible d'entrevoir le lien secret et mystérieux
qui unit les phénomènes entre eux, et comment ces phénomènes
se contiennent et se définissent les uns par rapport aux autres, comment
ils s'organisent pour former une mécanique évolutionniste qui
sera décrite dans la partie " l'arbre de vie ".