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La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible
le néant,
elle tire son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est. " |
La
fonction de métamorphose se présente par elle même , elle est la fonction
de métamorphose. Travailleuse acharnée , elle n’a de cesse de poursuivre sa
tache. Sa lubie : s’incérer dans tout ce qui bouge , se touche et se pense
, pour sublimer , transmuter et métamorphoser. Infatigable , non sujet aux
baisse de tonus , même le temps ne peut l’épuiser ,car celui ci est aussi
son sujet et travail pour elle. D’attitude très dictatorial , notre chère
fonction n’accepte que la soumission . Lui résister est peine perdue , la
raisonner est s’épuisé en vain , la haire , c’est se haire soit même , l’ignorer
est se perdre. Malheureux celui ou cela qui en niera l’existence ! là ou celle
ci ne peux librement s’exprimer , soit par choix personnel ou par ignorance
simplement , s’ensuivent d’inévitables catastrophes. Celle ci en effet – n’ayant
cesse de faire son office – prendra alors fonction de dégénérescence , maladie
, folie. Le corps ou l’entité infecté générera un poison qui le mènera par
auto-empoisonnement à sa propre fin irrémédiable. Dictateur , tyran et despote
, on se soumet à elle ou alors on se fait suicider.
L'exemple le plus frappant de cette fonction de métamorphose prendra
lumière au travers du phénomène de la consanguinité.
Un système à toujours besoin de sang nouveau, si un système
tourne sur lui même, si il n'est alors plus tourné vers l'extérieur,
si il ne part plus à la rencontre de, si il ne va plus vers ce qu'il
n'est pas, alors , il dégénère ... L'activité
sexuelle au sens phénoménologique est une rencontre de la réalité
vers l'inconnue. La métamorphose est cette nouvelle identité
qui va naitre entre la prémière réalité et la
nouvelle fruit de la rencontre.
Ce petit texte, cette fonction de métamorphose, n'est qu'une allégorie
de la fonction sexuelle en générale.
La fonction sexuelle étant elle même le principe de réalité
réduit à sa forme sexuelle, à savoir la rencontre entre
ce qui est et ce qui n'est pas, entre l'être et le néant, tout
cela pour donner une nouvelle identité au binôme être -
néant.
L'activité sexuelle en général est aussi l'activité
créatrice en générale, qui est créatif est actif
sexuellement, dans le sens ou il lie ce qui est à ce qui n'est pas.
Pour prendre l'exemple du continuum ( corps - esprit ) et pour en revenir
à nos constatations sur le monde actuel, ou l'activité du corps
à été nié, et cela en vue d'une pacification des
passions et instincts, le résultat est donc que l'esprit à pris
trop d'importance, il y a une disproportion entre l'activité du corps
et celle de l'esprit, et la fonction de métamorphose ne peut plus avoir
lieu, la rencontre corps esprit ne se fait plus, nous sommes alors dans une
perspective d'anti-création, de non sexualité, de dégénérescence.
L'esprit est enfermé sur lui même et s'asphyxie, l'homme alors
n'a plus de création dans ses actes, il devient semblable à
une machine qui produit, produit et n'est plus capable que de copier, tout
initiative disparait, la substance vitale s'évanouie, nous somme dans
une perspective de masse d'individus bêlant. Dans ce cas de figure qui
correspond à notre monde actuel, cela s'ensuit par un division et une
perte de toutes les valeurs, une désintégration de l'entité
humaine. L'homme se replie sur lui même sur une ligne qui abouti à
une forme d'autisme, nous aboutissons à l'homme au fond de sa solitude,
à homme dans son crépuscule.
Nous pourrions aussi prendre le continuum ( bien -mal ) et toujours dans cette
perspective de pacification
de l'homme dans ses passions et instincts,
nous tombons aussi sur une désexualisation de ce continuum, le bien
étant l'unique référence, la mal étant banni des
relations humaine, le système est de nouveau bancal et en état
d'asphyxie. Cette perspective donne lieu à un homme incapable de créer
son avenir, à un homme lourd, pesant, un homme réduit à
l'état d'enfant, et qui aura toujours besoin d'une autorité
pour trouver son point d'équilibre, la moindre faille dans le système
le fera alors tomber dans des abysses Dantesques, il sera alors incapable
de se reveler, faute de pouvoir se recréer.
La savoir, fruit de l'esprit à pris les allures d'un sentier lumineux
sensé éclairer le monde, il ne fait que créer de l'obscurité.
Le savoir qui était sensé libérer l'homme ne fait maintenant
que le nier et l'alliéner. Ce continuum diforme corps- esprit, prend
alors fonction de dégénérescence pour donner des corps
et des esprits diforme, inadapté, nous sommes entrés dans le
monde de la pesanteur, celui des dinosaures.
Du point de vue politique, l'unique point d'équilibre de ces systèmes
disproportionnés, est la paranoïa, ou le mythe d'un perpétuel
ennemi, l'axe du mal comme diraient les Américains, qui est là
en quelques sorte pour redonner du piment à la sauce, sans ennemi potentiel,
le système se désintégre. Ce système est intrinsèquement
de type agressif et prédateur, il a toujours besoin d'égorger
un voisin pour ne pas s'égorger lui même.