" La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible le néant,
elle tire
son énergie de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est.
"



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Application de l'arbre de vie


L'arbre de la psychologie:

En psychologie, une personne passe par plusieurs étapes, la première, entre 0 et 2 ans, est ce qu'on pourrait appeler le stade fusionnel, le nourrisson est en symbiose avec le monde qui l'entours, il ne fait pas la différence entre le monde extérieur et lui, tout est identique, il est ce qu'il voit, il est dans un état de pure de création, il est la création elle-même, il est le monde extérieur, à savoir son corps. Si le corps à faim ou mal, il hurle, si le corps est repu et comblé, il gazouille de contentement, c'est ce le stade paradisiaque. Dans cet étape, et tout n'étant que création, tout n'est aussi que jouissance, ou frustration.

Vient ensuite le stade du miroir, l'univers de l'enfant s'est en quelques sorte diviser en deux, l'enfant fait la différence entre le monde extérieur et lui-même, le paradis à prit le corps d'un oiseau, c'est l'oiseau du paradis, l'enfant cours après pour le retrouver, c'est la quête de l'oiseau du paradis, c'est le temps des jeux, des partis de cache cache avec le bel oiseau, c'est le temps de la féérie de la magie, de la superstition et du jeu. Le but est d'attraper l'oiseau, mais une fois fait, le relâcher pour recommencer la poursuite. L'enfant prend sa jouissance dans le jeu, à courir après le volatile. La notion de création s'exprime dans le jeu qui est pure jouissance.

Vient le temps de l'adolescence, avec encore une nouvelle étape, l'enfant accéde à la notion de mort, de néant, il à la vision de sa propre fin. Cette vision, cet écroulement, cet effondrement s'ensuit d'une nouvelle division, l'enfant devient une moitié, une moitié de l'homme vis-à-vis de la femme ou vis versa. Cette conscience de sa propre mort lui donne aussi l'opportunité de pourvoir créer de la vie, c'est la conscience de sa sexualité. La notion même de création c'est transformée, elle s'est polarisé, est devenue double, elle s'exprimera à travers le désir de l'homme vers de la femme. C'est le temps des amours, des conquêtes, de la guerre, la jouissance s'exprime à travers le sexe et toutes les activités qui vont avec. Pour l'homme ou pour la femme, la création c'est de l'amour. L'oiseau du paradis à pris la forme d'Eve, le jeu à pris lui la forme du désir, et le désir tente vainement de retrouver ce jeu à travers l'amour, les guerres, les conquêtes.

La quarantaine représente encore une nouvelle étape, ne parle-ton pas de la crise de la quarantaine. Lors de l'adolescence, celui-ci prend conscience de la mort, dans la quarantaine, c'est un fait établis, le corps commence d'entrer dans une perspective de dégénérescence, l'homme doit faire attention a lui, il doit être câlin avec lui-même pour s'entretenir. C'est le temps du contrôle, et par voit de conséquence du pouvoir. Une nouvelle transformation va s'opérer, Eve sensuelle c'est fossilisée, elle est devenue pierre, mais son esprit c'est envolé, Eve est devenue muse, et plane au-dessus de nos têtes en conseillère, en inspiratrice. Le sculpteur prend son marteau et son burin, l'écrivain sa plume, et cela afin de retrouver l'image et les proportions de Eve, c'est le temps de la maturité, des alliances, de l'amitié, il faut du solide pour contrecarré ce corps qui part en déchéance, on stop les guerres car celles-ci ne feraient que générer plus de dommage. La création consistera à renforcé ce qui est déficient, c'est le temps de la construction, de l'édification, jouir, c'est bâtir.

La soixantaine représente encore une nouvelle étape, une nouvelle division encore, la muse c'est épuisée, le travail qui consiste à vouloir réparer et contrôler le corps s'avère vain, le corps tombe irrémédiablement en désuétude, il n'y a pas de remède. La muse est morte, mais une nouvelle fois, elle à réussit à s'enfuir, elle à pris forme dans l'esprit, dans l'idée. Nous avons notre vieil homme et notre vieil femme, ils nous racontent, leur jeunesse, leur adolescence, leurs amours, ce qu'ils ont bâti, la jouissance s'exprime dans le regard vers le passé, c'est le temps de la transmission du savoir avec ses contes, la transmission du vécue, c'est l'expérience qui prend chaire dans l'esprit, la création est alors l'idée.


L'arbre de la philosophie:

La philosophie à pour tache le néant dans sa forme de réalisation, elle nous apprend à mourir, à nous réaliser, elle lui donne la parole dans son œuvre matricielle, à savoir la réalisation comme matrice, d'accoucher ce qui n'est pas. La philosophie à son premier degré est une porte, entre ce que je sais, et ce que je ne sais pas, c'est le stade de l'enfance.
Puis le " je sais " en vient à mordre la queue de " je ne sais pas " , et vis versa.
La philosophe devient alors du néant vivant, elle en est alors à son second degré.
A ce stade là, notre philosophie est encore coupée de la vie, elle se veut sage mais elle ne l'ai pas, simplement car la vie n'est pas sage, la vie rêve d'amour, de passion, de ce qui n'est pas sage. La philosophie est alors comme une adolescente, une jeune pucelle frigide, donc stérile et par voie de conséquence vénéneuse, comme la ciguë, elle tue la vie, elle donne la mort.
Pour que la philosophie perde de sa nocivité, il faudra attendre la troisième étape, qui consiste en ce que l'on pourrait appeler une philosophie sexuée, à savoir que celle-ci rencontre ce qu'elle n'est pas, soit la folie. La philosophie passera par une étape ou elle sombrera dans la folie, un syndrome ou la réalisation deviendra folle. Puis, l'acte sexuel entre les deux ( la folie et la sagesse donc ) donnera ce sentiment à la philosophie où, plus que d'être vivant, d'accepter la vie, elle sera alors à son stade adulte.
La quatrième et dernière étape, est la philosophie qui se détache de son propre corps, c'est l'acceptation de la vie qui devient idée de la vie, on arrive alors à l'homme, à l'idée de l'homme dans sa plénitude. Ce dernier, l'homme, à tout droit et tout pouvoir sur le néant lui-même, sur la vie, sur la faculté de donner la vie, sur la création en générale. Cette dernière étape de la philosophie est celle de l'homme arriver à lui-même, c'est celle du néant devenue esprit.
Nous pourrions imaginer une philosophie qui irait au de là de l'homme, à savoir " l'esprit mis en mouvement ", nous aurions alors le verbe et la poésie, en réalité, le rêve est sans fin …



L'arbre de la religion:

De la même manière que la philosophie à pour tache le néant de réalisation, la religion à pour tache le néant du potentiel, elle à pour tache la vie, à savoir cet état défait de toute aliénation, potentiel à l'état pur.
Cet état de potentiel pure est appelé infini, à savoir le contraire de fini, qui n'a donc pas de limite, qui est donc non aliéné, il n'a pas besoin d'être grand
ni petit, car se serait là encore une restriction, il est non aliéné.
La religion est donc cette admiration devant un cet état non aliéné, admiration de l'homme dans son univers qui mène inéluctablement à la mort, à la fin donc, admiration devant cet état plus grand que lui, la religion en est à son enfance.
Cette admiration a mené à la personnalisation de cet état, à savoir la capture de ce moment en soit in-capturable, de là est né le concept de dieu, c'est la première étape.
La seconde étape à été de faire un pont entre ce dieu et l'homme, Le doux enfant Jésus s'est occupé de cette tache.
A ce stade là, encore, et idem que pour la philosophie, notre religion
est une adolescente, une jeune pucelle frigide, donc stérile et par voie de conséquence vénéneuse. La mort est donné par l'asphyxie, à savoir cet écartèlement, cette scission entre le " là " et " l'au-delà ". La rencontre entre le fini et l'infini donne la croix, la crucifixion, et inéluctablement la mort.
Pour que la religion perde de sa nocivité, il faudra aussi attendre la troisième étape, à savoir rencontrer ce qu'elle n'est pas.
La libération de la croix se fera par la mort de celle-ci, avant de devenir dieu, l'homme devra d'abord le tuer. De ce déicide naîtra l'homme égal à dieu, à savoir ayant le pouvoir de donner la vie, de créer toute chose en ce bas monde.
Le sentiment de dieu s'exprimera à travers la jouissance, la jouissance de créer, la jouissance d'être, et la jouissance d'être celui qui cré. Ce sera alors une religion adulte.
Cependant, à travers ce schéma, l'homme à travers la religion n'est pas encore arrivé à lui même, il faudra attendre la quatrième étape.
En effet, à ce stade là, l'état non aliéné, la jouissance donc, reste dans son corps, enfermée sur elle même, ce qui en soit le limite. En quittant son corps, cet état de non alliénation devient idée, l'homme s'est alors rejoint lui même.


L'arbre des sociétés:

Dans les temps reculés, j'imagine, l'homme était un peu comme l'animal, à savoir libre, il n'y avait encore aucune autorité, chaque individu était sa propre autorité.

Le premier mouvement de l'oeuvre sociale était un individu soumettant l'autre, en entrait alors dans une perspective d'éternelle dialectique maître / esclave.
Le second mouvement a été de concentré cette autorité sous un seul homme, via le chef via le roi. Ce dernier avait le droit de vie et de mort sur chaque individu, c'était le pouvoir de droit divin.
Un clivage de nouveau, le roi est décapité, le pouvoir est rendu au peuple, c'est le peuple roi, c'est l'avènement du dieu social, c'est la démocratie. Le roi à éclater et c'est transformer en une multitude de petits policiers.
A ce niveau du contrat social, et encore idem que pour la philosophie et la religion, notre démocratie ne vaut pas mieux d'une pucelle frigide, et elle ne fait qu'empoisonner et asphyxier l'individu, le stresser, car il faut bien comprendre que l'individu n'est pas le peuple. Le peuple devenue l'au-delà de l'individu, ne fait que lui admettre des doses toujours plus intenses de stress, ou l'homme est esclave de la machine sociale.
La machine social devra connaître ce qu'elle n'est pas, à savoir au lieu de l'organisation, sa désorganisation, allez , n'ayons pas peur des mots ni des actes, sa désintégration. Le résultat sera un contrat ou l'individu et le peuple seront égaux, l'individu aura les mêmes droits que la machine sociale, chaque individu sera roi, avec comme unique reine la galaxie de tous ces petits rois.
Le dernier saut sera celui de contrat social défait de son corps, il ne sera plus alors contrat mais esprit social.


L'arbre de la pensée:

Qu'est ce que la pensée, si ce n'est que l'homme, penché sur la rive d'une rivière, à regarder son reflet dans l'eau tourbillonnante.
La première étape consiste dans le fait que l'homme se rende compte, que le reflet qu'il voit dans l'eau est son visage.
Le second mouvement est de se rendre compte de lui même dans l'action, à savoir que tout ce qu'il fait, entreprend, engendre, c'est lui même.
C'est le " je pense donc je suis". Mais à ce stade là, l'homme n'a pas encore conscience de l'autre, le " je suis " est enfermé sur lui même, il ne fait encore que se regarder lui même, regarder son nombril. Pour avoir accés à l'autre, dans cet état, le " je suis " doit inventer un au-delà du " je suis ", à savoir un sentiment de surpuissance, c'est le surhomme de Nietzsche, l'accès à l'autre passe alors par la guerre, à savoir deux nombrils qui vont s'affronter et finalement se reconnaître à travers leurs valeures guerrières mutuelles. La connaisance de l'autre passe alors par la confrontation. Ce sentiment à donné lieu à nos civilisations et son mythe et syndrome de la super-puissance, des supers pouvoirs. Ces civilisations sont intrinsèquement guerrières, ne rêvent que de guerres, et ne peuvent vivre que pour la guerre, leurs survie même ne dépend que de la guerre.
La doute radical n'a cependant pas été jusqu'au bout de lui même, à savoir douter de la pensée, de la raison elle même, arrivera un temps ou la pensée devra se confrontée elle même. Cette épreuve terrifiante passe par la négation de la pensée elle même. La pensée tentera donc de se nié elle même, à savoir de sombrer dans la déraison, dans la folie, mais c'est une épreuve qui se soldera par un échec, car le pensée est indésctructible et ne peut se corrompre elle même. Mais elle est cependant liée au corps. La pensée intentera donc de s'en prendre au corps, c'est l'homme qui tentera son propre suicide. Mais encore une fois, ce sera raté, car dans la vision de sa propre mort, l'homme prendra alors conscience de " l'autre " qui sera là pour le sauver , lui tendre la main et le sortir du trou. Le " je pense donc je suis" se transformera, en " je pense donc je suis lié au monde ", l'homme découvrira qu'il à un frère, à savoir lui même, et que par voie de conséquence, que tous les hommes sont frères. Il se rendra aussi compte qu'il n'est pas tout seul, et que par cette même voie de conséquence, il doit respect à la nature, aux animaux, à son environnement, à tout ce qui existe sur terre et au-delà de la terre, ainsi peut être pourra-til se faire de nouveaux amis.
Le dernier mouvement sera celui de la pensée perdant son corps, et devenant âme, l'homme sera alors égal à lui même, dans la communion des âmes.


L'arbre des civilisations:

Qu'est-ce que la civilisation, si ce n'est que grandir ensemble, la civilisation a d'abord pour tache un but éducatif, la civilisation se fait à travers l'éducation, le savoir et sa transmission, le savoir et sa concrétisation.
La première étape est donc celle de nos maîtres, à savoir transmettre un savoir. Ce dernier ce faisait d'abord oralement, c'est le premier mouvement.
Le deuxième mouvement intervient avec l'avènement de l'écriture, le savoir peut donc se propager et se figer.
Vient le moment ou ce même savoir à remplie tout l'espace, il est arrivée à lui même, il à globalisé, mondialisé ses effets.
Le savoir est le fait de lier deux évènements ensemble, c'est le verbe, le pont entre le sujet et le complément d'objet. Le savoir créé des liens à l'infini. L'ultime savoir est celui de la connaissance de la diversité et son respect, que le savoir ne peut exister sans la différence. Il y a donc dilemme, en effet, l'arbre ne peut plus grandir, la globalisation à niveler toutes les différences, il n'y à donc plus rien à lier, le savoir s'effondre et le sentiment de civilisation aussi.
Vient donc ce moment d'implosion, ou l'unique ressource du savoir est de se nier lui même, il ne liera plus, il divisera. Le point de final de la globalisation et de la mondialisation est son explosion, son démantèlement en une myriade d'identités individuelles et culturelles, c'est le mythe de la tour de Babel, chacun retourne à sa tribu d'origine, l'équilibre est retrouvé dans une galaxie de tribus.
C'est le retour de l'enfant prodigue, de l'indien au matin du monde.
La dernière étape de la civilisation est celle du déluge, à savoir l'indien se fondant dans l'esprit même du savoir, le point de rencontre entre la multiplication et la divison. L'arche coule et se fond dans le liquide, le magma même du savoir, la civilisation retourne alors à ce qu'elle était initialement, dieu, un songe.



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