" La machine à rêves est un moteur, avec comme combustible le néant,
elle tire
sa nourriture et son énergie et de ce qui n'est pas, pour en faire ce qui est.
"


Balade Champêtre

Prenons le temps de nous promener à travers champs, et prenons le temps aussi d'observer: les herbes, les fleurs, la brise qui fait onduler gentiment les tiges, les insectes qui viennent ça et là, le paysage en général.
Comment pourrait-on imaginer ce monde réduit uniquement à sa forme conceptuelle. Comment pourrait-on imaginer que chaque chose se réduise à elle-même et se développe indépendamment des autres ? Un  monde réduit à sa forme conceptuelle est un monde ou chaque chose est séparée de sa voisine, ou tout devient inaccessible, et le résultat en serait le chaos le plus total.
L'abeille vient sur la fleur, la fleur attire l'abeille, chacune des deux à la connaissance potentielle de l'autre, de même que l'herbe, agitée par le vent, éparpillant ses graines, elle aussi à la connaissance potentielle du vent, et il en est de même pour l'eau qui vient arroser tout ces végétaux, et de la lumière, de la photosynthèse, chacun à la connaissance potentiel de l'autre, là est l'harmonie, là est la dimension de la machine à rêves.



Introduction

A ce jour, la forme la plus évoluée pour définir un concept est la phénoménologie, décrite et pensée par la philosophe Husserl. Dans le développement de cette philosophie, et pour parlé simplement, une chose se définie par une réduction à elle même et reste individuelle.
Si vraiment nous devions suivre ce chemin, nous déboucherions sur un monde chaotique on les phénomènes seraient indépendants et inaccessibles les uns aux autres. Il ne faut pas faire de gros effort pour voir que ce mode de perception ne rend pas compte de la réalité telle qu'elle est.
Nous tenterons donc d'imaginer une formulation des phénomènes, ou, tout en gardant leur intégrité, les concepts ne seront plus seuls mais liés entre eux, interdépendants. Nous sortirons du chemin individualiste, chaotique et arriverons dans le monde tel que nous le connaissons.
Avec cette tentative d'approche, Nous aurons une manière de percevoir et définir les choses et le monde, un outil en quelque sorte. Ceci est le coeur même et la prétention de la machine à rêves.

Ce petit traiter se fera en trois mouvements, le premier sera de définir la notion même de concept, dans un deuxième temps, d'étendre celui ci à ce qu'il n'est pas, pour enfin dans un troisième mouvement, fruit des deux premiers, faire le paysage de cet union. Nous aurons au final le schéma type d'une espèce de mini cosmos, un continuum, dont nous pourrons faire l'exploration.

Il nous sera aussi possible d'entrevoir le lien secret et mystérieux qui unit les phénomènes entre eux, et comment ces phénomènes se contiennent et se définissent les uns par rapport aux autres.

Visionnons maintenant cette machine à rêve, nous pourrions la décrire comme une espèce d'engin démoniaque. Il y aurait l'entré, avec un réceptacle ou l'on peut mettre ce que l'on veut, et une sortie, ou apparaitrait le produit transformé.
Une pomme par exemple, entrons celle ci dans les rouages de la mécanique infernale. Qu'est ce qui en ressort ? tout simplement une pomme, mais dans sa nouvelle enveloppe conceptuelle. Ce n'est plus une pomme comme les autres, c'est un rêve de pomme, c'est à dire un fruit non plus lié qu'à sa propre condition de pomme, mais aussi à toutes les conditions des autres phénomènes existant dans l'univers, à savoir les conditions extèrieures.

Enfin, pour en revenir à notre pomme, ou à notre rêve de pomme, nous pourrons voir que celle-ci est capable de rêver, et dans ses rêves, de créer des univers à part entière.



Forme philosophique de la machine à rêves


L'être:
Le mode actuel de perception des phénomènes, la façon qu'on a de les déterminer et cela afin de les rendre perceptibles et compréhensibles, a pour principe un mouvement de contraction consistant à réduire peu à peu les phénomènes à eux même, c'est-à-dire, les réduire à leurs formes conceptuelles originelles, primaires, un peu comme on purifierait l'or pour arriver à une pépite pure, ou comme en enlèverait les épluchures d'un oignon pour arriver au noyau. Dans ce cas de figure, le noyau est l'essence même du concept. Mais tout le monde sait bien qu'un oignon ne donne pas de noyau, et qu'une fois qu'on à enlevé la dernière épluchure, il ne reste plus rien.

Pour prendre l'exemple du concept de cercle, comment pourrait-on le décrire ? On sera toujours obligé de passer par d'autres concepts pour arriver finalement au premier. Pour en revenir à notre cercle, on sera immanquablement obligé de parler d'espace, de lignes, ou de formes ou de je ne sais quoi encore. La seule façon d'expliquer le concept de cercle par lui même, serait de ne rien dire et de rester muet, dans ce cas de figure, il n'y a évidement plus de cercle du tout.

Ce rêve d'arriver à l'essence des choses est bien sûr impossible car si un concept ne devait se réduire qu'à lui même, dans sa forme parfaite donc, il deviendrait alors inaccessible aux autres concepts, car lié à plus rien, et par cela même, s'effondrerait.

La réduction phénoménologie est une limite vers laquelle on peut tendre, mais jamais arriver. On ne peut arriver au fameux noyau ou cristal du phénomène réduit à sa seule essence, il s'agit là d'un rêve impossible.

Le néant:
Nous pourrions nous amuser à imaginer la limite inverse à celle de la réduction phénoménologique, nous pourrions l'appeler l'expansion phénoménologique, le mouvement inverse de la contraction: Au lieu d'enlever des épluchures, on en rajoute, jusqu'à la limite impossible elle aussi, ou l'oignon serait tellement grand, qu'il ne ressemblerait plus en rien à un oignon, et ne serait donc plus oignon.

Pour être moins métaphorique, nous dirons qu'au lieu de réduire le phénomène à lui même, on l'élargit aux autres phénomènes.
Revenons en encore au cercle, la réduction phénoménologique tendrait à arriver à cette limite impossible du cercle parfait. Dans l'expansion phénoménologique, on tendrait vers la limite inverse, à savoir le cercle le moins parfait qu'il y a. En étant moins cercle , celui-ci devient plus semblable aux autres phénomènes qui eux ne sont pas des cercles.

Par exemple , en s'allongeant, notre cercle devient plus proche du concept d'ovale, en devenant plus anguleux il s'approche alors de celui du carré ...etc

On passe d'un mouvement centripète à un mouvement centrifuge, d'un principe corpusculaire à un principe ondulatoire, pour employer des termes de physique. Dans sa forme corpusculaire, le concept se concentre sur lui même, dans sa forme ondulatoire, il rayonne vers tout ce qui n'est pas lui.

L'être et le néant:
Amusons nous et lions ces deux principes:
Ces deux limites impossibles forment comme les pôles d'un continuum.
Nous avons d'une part la limite impossible du concept dans sa forme réductive, et d'autre part la limite impossible de ce même concept dans sa forme expansioniste. Ces deux limites à travers le continuum forment un univers, dans lequel est contenu tout ce qui à attrait de près ou de loin au concept en question.
Pour l'exemple , encore notre cercle: nous avons d'une part la limite impossible du cercle parfait et d'autre part la limite impossible du cercle le moins parfait, ces deux limites forment un continuum dans lequel est contenu tout ce qui dans l'univers a trait de près ou de loin au concept en question, cela va du cercle le moins parfait vers le cercle le plus parfait.

Nous arrivons à une nouvelle formulation du principe même de concept:
Un concept se définie par le continuum qui s'étend entre deux limites, la première limite est celle du concept dans sa forme la plus réduite à elle même, la deuxième limite est celle de ce même concept dans sa forme la plus éloigné à elle même. Cer ensemble contient tous les phénomènes de l'univers se trouvant entre ces deux limites et ayant rapport avec le concept en question.

La relation qui lie ces deux limites est une relation d'absence. A titre d'exemple:
Est absence de cercle tout ce qui ne correspond pas à cette limite du cercle parfait, de la même manière, est cercle tout ce qui correspond à l'absence de ce qui n'est pas cercle.

Nous employons ici la notion d'absence, car le cercle parfait n'est pas le contraire du cercle le plus imparfait, nous parlons seulement de limites, l'un n'excluant pas l'autre et chacun contenant un peu de l'autre. Pour cette raison, nous employons ce concept d'absence, qui paraît le mieux adapté à la situation en question.

Nous pouvons même ajouter, pour clore ce chapitre que les deux limites de ce continuum, l'une étant l'absence de l'autre sont reliées toutes les deux par le principe d'incertitude. En effet, plus on connaît l'une, et l'une étant l'absence de l'autre, moins au final on connaît l'autre, c'est d'une logique enfantine.

L'intérêt de cette vision des choses est simple, avant, un concept ne se définissait que par lui même, c'était une vision que l'on pourrait nommer égocentrée, pauvre, maintenant, un concept, et à travers la notion de continuum, se définie aussi par rapport à tous les autres phénomènes de l'univers, cela l'enrichit de façon extraordinaire.


Un concept n'était avant qu'une chose entreposée parmi d'autres dans un bazar, liée à son propre néant, donc à rien, et sans intérêt aucun. Maintenant dans sa nouvelle carapace de continuum, il est identique à la lumière, il se lie à toutes chose, lie les choses entre elles, éclaire et donne lumière à.

Le monde phénoménologique devient un immense océan rempli de continuums de toutes sortes, les uns imbriqués dans les autres, tel un véritable magma. A travers cette notion de continuum, chaque phénomène se lie à tous les autres, et bien qu'indépendant et propre, est lié à toutes choses de l'univers, et cela vaut pour tous les phénomènes, c'est à dire pour tous les continuums existants.
Il n'y a plus de choses seules, isolées, non interdépendantes, à titre d'exemple, même un morceau de météorite, un caillou perdu dans le fin fond du cosmos reste lié à toutes choses en soit.

C'est la fin du régne despotique du concept égocentré, ou toute chose, se définissant par elle même, restait dans son manteau de solitude, isolée du reste du monde, comme un objet entreposé et sans valeur. Dans sa nouvelle difinition, c'est un monde qui s'écroule, nous sortons du moyen-âge pour arriver vers des temps de lumière, c'est ce que l'on pourrait appeler, l'effondrement conceptuel, car en effet, c'est bien tout l'ancien édiffice qui s'écroule et est anéanti.
Dans sa nouvelle peau, un concept devient, de par son interdépendance à tous les autres concepts, léger, vaporeux, et semblable à un rêve, nous entrons dans le monde de la machine à rêves.




Forme mathématique de la machine à rêves

Le concept d'absence: est définit comme " absence " tout phénomène qui n'appartient pas de façon directe à un concept donné. Pour exemple: est absence de pomme tout ce qui n'est pas une pomme, c'est à dire, une chaise, une table , une personne....

Nous employons la notion "d'absence " car en fait , il ne s'agit pas de contraire , ou de non-pomme, ou de ce qui n'est pas pomme , mais de phénomènes qui de part leur interdépendance à la pomme sont contenue potentiellement dans cette même pomme.

Pour en revenir à notre pomme, voici comment maintenant on peut la définir, autrement que dans sa forme conceptuelle , c'est à dire non plus définie seulement par elle-même , mais par tous les autres phénomènes existants , c'est à dire à tout ce qui est absence de pomme.

Matérialisation d'une pomme vue avec le principe d'absence, l'opération se fait en deux mouvements:
1- Est absence de pomme tout ce qui n'est pas pomme.
2- Pour retrouver notre pomme, il suffit de refaire la même opération: Est pomme ce qui absence de absence de pomme.

Au passage de ces deux opérations, la pomme ne s'est plus définie par elle-même, dans sa forme conceptuelle donc, mais par rapport à tous les autres phénomènes qui ne sont pas elle-même. Dans un premier mouvement elle s'est dissolue dans tous les autres phénomènes existant, à savoir " l'univers de tout ce qui est absence de pomme ", pour ensuite, dans un deuxième mouvement, à savoir " l'univers de tout ce qui est absence de absence de pomme " se matérialiser de nouveau en pomme. Par cette opération, notre pomme se définit à tous les autres éléments de l'univers.

La pomme a ainsi " voyagé " :elle s'est anéantie pour prendre les formes de l'univers de tout ce qui est absence de pomme, et, dans un nouvel anéantissement, s'est recréée pour retrouver sa forme première. A la différence près qu'elle n'est plus vraiment une pomme, car elle s'est enrichie au passage à une interdépendance avec tous les autres phénomènes de l'univers. Ce n'est plus une pomme mais un rêve de pomme dans le sens qu'elle n'est plus reliée seulement à elle même, mais à toutes choses.

Si le concept d'absence vous parait imperméable, et pour plus d'éclaircissements, cliquez ici

Le concept d'absence sera symbolisé par le signe: - ~ -.gif (174 octets)

Comme expliqué ci dessus, on peut écrire qu'une pomme est une absence d'absence de pomme soit:

pomme.gif (856 octets) = pomme-^^.GIF (818 octets)


Pour continuer dans notre petite aventure, définissons l'ensemble de toutes les choses qui sont absence de pomme ( pour simplifier l'exemple , nous ne prendrons que 5 éléments ):

~pomme= ch-ro-ca-ba.gif (3994 octets)
pomme-^.GIF (832 octets)   = {   ballon.gif (806 octets) , canard.gif (743 octets) ,  chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Et puisque pomme.gif (856 octets) = - ~ -.gif (174 octets) ( pomme-^.GIF (832 octets) )

Alors pomme.gif (856 octets) = { ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)   }

 

 

Prenons maintenant l'élément  ballon-^.GIF (787 octets)

 

Une absence de  ballon.gif (806 octets) peut aussi être un   canard.gif (743 octets) ou une rose.gif (822 octets) et ainsi de suite.

 

Donc , ballon-^.GIF (787 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Nous avons pris pour l'exemple l'élément  ballon-^.GIF (787 octets) mais nous aurions  pu prendre les éléments canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)


Nous arrivons ainsi au résultat intéressant que:

 

Si pomme.gif (856 octets) = { ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)   }   et si  ballon-^.GIF (787 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Alors  pomme.gif (856 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Ainsi que pomme.gif (856 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets) , ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets) , pomme-^.GIF (832 octets) }


Nous voyons ici par cette petite démonstration que l'élément pomme contient potentiellement tous les autres éléments, ainsi qu'elle-même et que sa propre absence.
Il est important ici de souligné le  terme de potentiellement, en effet, on ne parle ici qu'en terme de potentialité. Il va de soit, que conceptuellement parlant, la pomme ne contient pas physiquement la rose ou le ballon. Par contre, la pomme est faite d'eau, donc implicitement aussi de nuage qui ont transporté cette eau, du vent qui pousse les nuages et d'une multitude d'autres choses ou apparaîtrait à un moment ou un autre dans la rose et le ballon. C'est dans ce sens que l'on peut dire que la pomme contient potentiellement la rose et le ballon.

Pour finir cette démonstration, nous dirons simplement, et toujours en prenant l'exemple de la pomme, que celle-ci contient la potentialité de la chaise, de la rose et de toutes chose en soit.
La conclusion est que le concept même de pomme s'effondre, il n'a plus lieu d'être . La pomme, à travers ce jeu d'interdépendance et de potentialité, ne se définit plus par rapport qu'à elle-même, mais au contraire, potentiellement à toutes choses en soit. Elle devient à son tour, elle-même, une potentialité et perd son enveloppe conceptuelle.

Nous aboutissons ici au principe même de la machine à rêves:
Quand l'enveloppe conceptuelle d'un élément tend à disparaître, ou autrement dit quand un élément se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les potentialités , alors, son enveloppe conceptuelle s'évanouit.

Définissons le symbole de la potentialité comme suit  : - ° -.gif (114 octets)


Le théorème de la machine à rêves s'écrit alors ( avec pour exemple la  pomme):

Quand    - D -.gif (114 octets) - ° -.gif (114 octets) ( pomme.gif (856 octets) ) fleche.gif (118 octets) - 8 -.gif (329 octets)   alors       pomme.gif (856 octets) se transforme en   pomme-°.GIF (814 octets)

Ce qui ce lit : Quand l'élément pomme se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les potentialités , alors la pomme devient elle même une potentialité, un rêve.

 

- ° -.gif (114 octets)

    - ° -.gif (114 octets)      
En nommant le principe de la machine à rêve par  (    )   la formule s'écrit : ( pomme.gif (856 octets) ) = pomme-°.GIF (814 octets)


Nous avons fait la démonstration avec une pomme, nous pourrions la faire méthodiquement à une lampe, un cheval ... jusqu'à embrasser tout ce qui existe et qui peut se nommer. Chaque chose, l'une après l'autre s'effondrerait conceptuellement parlant , et à la fin , il ne resterait plus rien .
Tout s'effondre, la clé de voûte aussi qui est la notion même de concept. Celle-ci n'a plus de raison d'être, et on arrive - comme disent les bouddhistes - à la dissolution phénoménologique, ou tout devient semblable à un rêve.

Voici donc la formulation de la machine à rêve:

 

- ° -.gif (114 octets)

   

- ° -.gif (114 octets)

   
( concept ) = concept = rêve


Approfondissement de la notion de rêve et de celui de comptage:


Qu'est-ce que les mathématiques:
Les mathématique dans sont par essence quelque chose de vulgaire: Je pose un verre sur la table, mon partenaire en fait de même, et il s'agit de savoir ce que l'union de ses deux gestes engendre. Voila, nous avons un verre puis un autre, l'union de ses deux évènement engendre le troisième qui est la somme des deux. Toute les mathématiques se résument en fait à cela.

Nous avons donc adition, et pouvons commencer à la faire rêver:
De l'adition, et par son absence, nait la soustraction, nous avons le continuum adition / soustraction.
Ce même continuum adition / soustraction se dédouble, soit l'absence du continuum adition / soustraction, et nous arrivons à un nouveau continuum qui est celui de la multiplication, avec lui même son absence qui est la division. C'est en quelque sorte une adition en deux dimensions. Nous avons alors un nouveau continuum multiplication / division. Ce nouveau continuum, toujours par le jeu des absences, se dédouble, cré une dimension égale à elle même, nous avons alors une multiplication en deux dimensions et nous arrivons alors au domaine du carré, ou des puissances, avec lui aussi son absence, les racines carrés. Nous pourrions inventer encore d'autres fonctions comme celle de l'hyper puissance, qui serait un nouveau dédoublement ...etc
A l'infini nous pourrions continuer notre petite démonstration, au final, nous aurions une infinité de créatures mathématiques, un océan ou nagerait tout types de fonctions.

Posons maintenant un problème très simple:
Imaginons qu'il y a quelques millions d'années, et à des fins de bonne administration, notre cher bon dieu ai ordonné à Saint pierre l'inventaire de toutes les créatures vivant au paradis. Avec le système de comptage classique, notre bon Saint Pierre serait arrivé au nombre de deux pour les créatures humaines, à savoir Adam et Eve, plus les éléphants, les lézards...etc.
Pourquoi serait-il arrivé à un tel résultat ? Parce qu'il n'aurait pas pris en compte la condition de la pomme, celle du serpent et de la tentation. Maintenant, le paradis n'existe plus, nous passons de deux individus humains à quelques 6 milliards, la moitié des autres espèces et créatures ont été anéanties. L'erreur de comptage est plus que grossière, cela vaut moins qu'un zéro sur vingt, et notre cher bon dieu serait surement furieux de savoir que dans on royaume règne un tel désordre et désorganisation. Pour faute professionnel grave, notre bon Saint Pierre serait licencié se son poste, sans indemnité de chômage.

Si Saint Pierre avait utilisé un mode de comptage plus précis, en prenant par exemple en compte que les deux éléments humains étaient liés à la condition de la pomme, du serpent et de la tentation, il aurait alors susurrer à l'oreille de son maitre qu'il y avait deux individus douteux dans son royaume, et qu'il serait bien de faire quelque chose avant qu'un désastre arrive, comme par exemple de stériliser les deux créatures suspect. Apparemment, notre nouveau mode de comptage n'existait pas encore, et le drame que vous connaissez à eut lieu.

Dans le mode classique ce comptage, nous aurions donc:
Adam + Eve = 2 individus humains

Dans notre mode plus élaboré de comptage, nous avons:
Rêve d'Adam + rêve d'Eve = rêve de deux individus humains
Pour notre cas en question, la fonction de rêve inclue la condition de la pomme, du serpent et de la tentation, et il est donc alors tout à fait imaginable que nos deux larrons pourront s'accoquiner et engendrer progénitures.
" Rêve de deux individus humains " n'à pas de solutions fixe dans le temps, en effet, les rejetons de Adam et Eve eux même engendrerons ...etc, c'est une histoire qui ne finit jamais qui génère une multitude de solutions, au sens mathématique du terme.

Si nous voudrions nous approcher de la forme classique de comptage, nous serions alors obligé de déclarer un domaine de définition ou pour être plus précis, un domaine de conditions. Dans notre cas par exemple, de définir une condition de temps. Nous pourrions dire:
( rêve d'Adam + rêve d'Eve = rêve de deux individus humain ) dans le domaine de condition " sur vingt ans ". Le résultat de notre adition donnerait alors Adam, Eve et peut être quelques rejetons en plus.
Le résultat reste toujours imprécis. Nous pourrions faire un effort et préciser comme domaine de définition " un instant ", une espèce de photo de notre couple paradisiaque, et cela afin d'éviter toute mauvaise conjoncture. Nous aurions alors dans sa forme pure:
Rêve d'Adam + rêve d'Eve = rêve de deux individus humains.
Mais même dans ce cas de figure, il resterait encore des doutes, en effet, on pourrait tout à fait imaginer que notre chère Eve est enceinte, de quelques semaines, n'a pas soumis l'information à notre mathématicien, ce qui ne fait donc pas 2, mais 3 individus.

Nous pouvons en conclure que la forme classique de comptage est en quelques sortes une limite impossible, qui ne définit nullement et n'a rien à voir avec ce que l'on peut rencontrer dans l'univers. Malgré tout, cette forme de comptage existe bel et bien, ce qui revient à dire qu'il existerait dans le monde de la machine à rêves une créature qui ne lui appartiendrait pas, et qui remettrait donc en cause la véracité même de cette machine à rêves.

Mais ne nous alarmons par trop vite. En effet, si il existe la machine à rêve, il y a aussi son absence, l'absence de machine à rêves, c'est à dire un mode de fonctionnement ne lui appartenant pas. Il est donc tout à fait imaginable que le mode de comptage classique, qui ne rentre donc pas dans le cadre du fonctionnement de la machine à rêve, existe bel et bien.
Nous avons donc la machine à rêves et son fonctionnement, et l'absence de machine à rêves et son autre fonctionnement.
La s'opère le miracle, car en définissant l'absence de machine à rêve, et une prolongation qui est le mode classique de comptage, nous restons encore dans le cadre du fonctionnement de la machine à rêves, avec ce qui est et son absence, notre machine à rêves a de nouveau englouti, anéanti le probléme, pour le digérer et le faire sien.

Nous sommes donc toujours bel et bien dans le règne de la machine à rêves, et le mode classique de comptage n'est qu'un phénomène de celle ci. Le mode classique de comptage est donc inclue dans le mode plus évolué de celui de la machine à rêves.
Cela revient à dire:
( Adam + Eve = 2 individus humains ) est une possibilité de ( rêve d'Adam + rêve d'Eve = rêve de 2 individus humains ).

Nous pourrions aussi imaginer d'autres situations, en effet, nous parlions du fonctionnement de la machine à rêves, nous serions donc en droit d'évoquer l'absence de fonctionnement, soit le disfonctionnement, en quelque sorte " la maladie de la machine à rêve ", celle-ci pourrait donc tomber malade et disfonctionner

Il serait aisé d'évoquer d'autres situations comme celle de la maladie, car en effet, nous pouvons entrer dans la machine à rêves ce que nous voulons, ce qui au final ne ferait que la rendre plus accessible, pour ne pas dire humaine et donc universelle.








Forme physique de la machine à rêves

Comme nous avons pu le voir précédemment, un concept passé dans les rouages de la machine à rêvesprend l'allure d'un continuum, on ne parle plus de pomme mais de continuum " pomme - absence de pomme ", on ne parle plus de rose mais de continuum " rose - absence de rose ", on ne parle plus de pensée mais de continuum " conscient - inconscient ", on ne parle plus du nombre 1 mais du continuum " 1 - absence de 1 " ...etc. Sachant comme entendu que le continuum contient ses deux extrémités ( la notion et son absence ) , et entre les deux, l'univers de tout ce qui gravite de près ou de loin autour de la notion et de son absence.

Un humain ! Celui ci entre parfaitement dans le cadre d'un continuum !
D'une part la journée, avec notre bonhomme et son activité humaine que nous pourrions apparenter à la forme corpusculaire du continuum. Nous sommes dans le monde réel, celui de l'homme en pleine possession de ses moyens. D'autre part, vient le crépuscule, la nuit, notre bonhomme s'en va dans les profondeurs du sommeil, pour rejoindre le pôle inverse de notre " continuum humain ", nous somme dans la phase d'absence, ou , par expantion phénoménologique, petit à petit l'esprit se décompose pour s'en retourner au grand tout et se fondre de nouveau au magma de l'univers. Nous pourrions appeler ce mode opératoire " la migration phénoménologique ". Vient le matin, avec l'apparition du soleil, peu à peu, l'esprit entame la route inverse, le chemin de la réduction phénoménologique, il se compose de nouveau pour retourner " au monde réel " , c'est la migration phénoménologique dans le sens inverse, le retour au monde et de l'homme dans son activité.

Un autre exemple, aussi frappant, est celui de notre bonne vieille terre: Une boule, un continuum, encadrée entre deux pôles nord et sud, entre les deux extrémités, toute la vie merveilleuse qu' engendre notre monde, cela passe des terres les plus arides et froides jusqu'aux terres les plus humides et verdoyantes. L'équilibre parfait se trouve sous les tropiques, ou la vie, de part ces conditions favorables est la plus exubérante et luxuriante.

A y regarder de plus près, toute chose en soi entre parfaitement dans le cadre de notre fameux continuum.

Une autre chose sur laquelle il est important d'insister, est qu'un continuum est toujours en mouvement, on pourrait presque oser dire vivant, et cela dans une oscillation, une périodicité, ou l'on passe sans cesse d'une polarité du continuum à l'autre. De la même façon qu'avec une onde, on passe d'une phase à l'autre. Toujours pour en revenir à notre humain, il passe de l'activité du monde réel à celui du sommeil et vis versa, cela toutes les douze heures. Notre chère vieille terre, elle, tourne sur elle-même ce qui donne aussi cette même périodicité grâce à laquelle la vie est possible.

En regardant encore de plus près, cette oscillation est visible sur tous les phénomènes qui existent sur ce monde ou dans l'univers. Cela passe du photon de lumière dans sa fonction onde/corpuscule, en passant par le cœur humain qui à chaque contraction et battement donne l'oxygénation du sang, et notre univers lui même qui passe d'un mouvement d'expansion à contraction...etc.

Ce phénomène pourrait être expliqué de la façon suivante: Comme nous l'avons vue, et pour reprendre l'énoncé de la réduction phénoménologique, vient un moment ou si l'on s'approche trop près de la limite du concept en lui même, celui-ci, n'étant relié à plus rien, s'effondre. A ce moment, la roue tourne et on entre dans le mouvement inverse, le concept entre dans sa phase d'expansion. Il en va de même pour cette phase d'expansion, vient un moment ou la notion même d'expansion s'effondre car le concept à perdu toute sa substance, on entre alors de nouveau dans la phase de contraction...etc.


Le résultat de cette périodicité d'un continuum est la fonction même qui lui donne vie, en effet, une chose statique en vient rapidement à l'étouffement et à la disparition. Cette fonction d'oscillation à donc pour principe un double anéantissement où le phénomène de départ, se perd, puis se retrouve, ce qui lui permet au final de s'enrichir. En reprenant l'exemple du cœur, nous pourrions appeler cette fonction celle de l'oxygénation. Tout phénomène vivant est assujetti à ce principe, il faut cette périodicité, cette fonction d'oxygénation pour garder le phénomène vivant, sinon, il en vient rapidement à l'étouffement et à la mort. On a pu découvrir les dernières décennies le phénomène " El niño ", à savoir un inversement des courants marins dans le pacifique au niveau du continent sud Américain. Ce phénomène survient périodiquement, avec à chaque fois des effets considérables sur le climat et on peu imaginer, sur sa régénération. Ceci est une belle figuration de ce phénomène d'oscillation au sein même d'un continuum, et aussi une belle démonstration que notre climat, notre terre sont un continuum, et bien vivants ( au sens phénoménolique ).


Continuum, le moteur universel:

Est considéré comme continuum, tout phénomène en soit, avec pour chacun ses deux pôles, ses deux limites, l'une étant l'absence de l'autre. Entre ces deux limites, nous avons en gravitation tous les éléments de l'univers, avec ce qui se rapproche le plus ou le moins de la notion du phénomène en question.

Par exemple, si nous prenons le continuum du nombre 1, nous avons d'une part comme première limite du continuum, le même nombre 1, et l'autre limite, ce qui à le moins à voir avec le nombre 1. Entre les deux limites de 1 et absence de 1, nous avons tous les éléments de l'univers qui gravitent entre ces deux pôles. Le tout formant donc le continuum 1 / absence de 1.

Nous pourrions tout à fait envisager une loi de gravitation, qui, pour un continuum , définisse " le poids " de chaque phénomène en gravitation vis à vis de chacune des 2 limites, cette loi aurait surement à voir avec l'équation qui définit la gravitation en rapport avec la distance et le masse de l'élément en question. L'unique différence est que dans notre cas présent, il ne s'agit pas de masse d'un solide mais d'un phénomène, il resterait donc à définir ce que sont la masse et l'espace au sens phénoménologique du terme.

Ainsi, chaque phénomène, chaque chose en soit, à travers ce rapport d'un phénomène et son absence contient chacun tous les éléments de l'univers.

Comme exemple, nous pourrions prendre le modèle du photon:
Le photon comme tout le monde le sait est une quantité d'énergie, une particule d'énergie. Ce quantum, au gré de sa fréquence interne varie dans sa fonction ondulatoire et corpusculaire. Dans sa forme propre, réduite à elle même, corpusculaire donc, le photon est une quantité d'énergie qui ne délivre aucune énergie. Dans sa forme ondulatoire, dans sa forme d'absence, il est alors relié à tout ce qui n'est pas lui, c'est à dire à tous les éléments de l'univers, alors il rayonne et donne son énergie. Il va de soit que plus l'élément est éloigné, moins il reçoit d'énergie, mais quoi qu'il en soit, il recevra sa part.

En soit, tout phénomène ou continuum pourrait s'apparenter à un moteur. Nous avons pris celui du photon, dans ce cas de figure, le moteur délivre de l'énergie. Chaque phénomène en soit fonctionne sur ce même principe de moteur.

Quel que soit le phénomène que l'on puisse nommer, décrire ou imaginer, celui ci fonctionnera sur ce mode. Si je dis " quantum d'énergie ", il y aura d'une part le photon, et d'autre part le rayonnement photonique délivrant son énergie aux autres éléments de l'univers.
Si j'énonce le nombre 1 , il y a aura d'une part ce nombre 1, c'est à dire l'ensemble de tout ce qui est unique et qui peut ce conter une fois, et puis l'absence de 1, à savoir tout ce qui gravite de près ou de loin de cette notion de nombre 1.
Ce continuum est en mouvement, il a une vitesse, c'est un univers à part entière, à chaque instant, il oscille entre ses deux limites, l'une le nombre 1, et l'autre l'absence de 1. Le mouvement ne s'arrête jamais, pour cette raison nous parlons de moteur, à chaque instant, il définit tout ce qui à rapport avec 1 et son absence. Quand je dis " qu'à chaque instant il définit ", c'est qu'il se relationne, se lie avec chaque élément de l'univers pour le nommer comme 1 ( où son absence ). Pour employer une notion mathématique, il se cré une bijection entre notre phénomène et l'ensemble des éléments de l'univers, et chaque élément de l'univers prends un peu " la couleur " du phénomène en question.

Nous avons pris l'exemple de photon, qui est un moteur simple, le plus simple de tous on va dire. Il va de soit qu'il existe des cas plus sophistiqués, plus élaboré.

Faisons rêver notre continuum:
Dans les sciences naturelles, et pour le savoir qui touche à " la cellule ", nous avons la méiose, c'est à dire le processus de division, de dédoublement du matériel génétique, pour arriver à une autre cellule identique à la première.

Pour ce qui est de notre continuum, il s'agit du même phénomène, nous ne l'appellerons pas méiose mais rêve. Il ne s'agit alors pas de dédoublement de matériel génétique mais phénoménologique.
Si nous reprenons notre nombre 1, celui ci génère automatiquement son absence, à savoir l'absence de 1, ces deux limites formant le continuum 1 / absence de 1. Par le fait même de donner vie à ce continuum, nous créons alors son absence, qui est le continuum ( continuum 1 / absence de 1 ) et son absence, c'est à dire en quelques sortes le continuum ( 1 / absence de 1 ) en deux dimensions.
Nous pourrions ainsi continuer le rêve, en effet, notre dernier continuum, par le fait même de l'avoir nommer et de lui avoir donné vie engendre son absence, nous avons alors un autre continuum, qui est le précédent en deux dimensions.

Nous avons pris l'exemple avec le nombre 1, nous pourrions bien évidement prendre comme base d'autres phénomènes, comme celui de l'atome. Dans cette grosse marmite qu'est le soleil, nous avons l'atome de base, l'hydrogène, qui fusionne pour donner un nouveau continuum, soit l'atome de deutérium, qui lui aussi fusionne pour donner un autre atome plus évolué...etc

Pour ce qui est du domaine de la chimie, il n'y a pas de raison pour que notre fonction de rêve ne s'opère pas, le matériel chimique se lie avec son absence pour donner à chaque fois des molécules et des systèmes plus évolués.

De façon plus générale encore, tout phénomène suit ce processus, que l'on pourrait appeler processus de vie, au sens phénoménologique bien sûr.

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Forme spirituelle de la machine à rêves

Rappelons juste le concept de la réalité : un statut quo sur les vérités et les modes de pensée du moment.
Nous ne connaissons pas à ce jour de vérité qui puisse être prouvée. On peu dire que le ciel est bleu, et cela est un fait irréfutable, mais qu'est-ce que le ciel , qu'est ce que le bleu.
Les philosophes de la phénoménologie ont tenté de réduire le monde dans celui du concept, réduire une chose à sa propre essence, en enlevant peu à peu toutes les peluches, et cela pour arriver au noyau, au concept pur, mais cela a échoué, car pour reprendre l'exemple du ciel bleu, qu'est ce que le ciel, qu'est ce que le bleu, chaque réponse rebondit vers d'autres questions, et finalement, en épluchant le fruit, on ne trouve pas de noyau, la phénoménologie est une fruit sans noyau, un fruit inutile en quelques sorte.

L'unique moyen de définir un concept, de s'approcher de son essence, est de croire en son mystère. Une chose ne peu se définir par elle-même seul, elle doit toujours se référer à d'autres, l'unique moyen de définir le bleu du ciel est donc de croire dans le mystère du bleu du ciel. J'emploie ici le mot mystère, car une chose, ne pouvant en fait se définir par elle-même, reste obscure à l'entendement et donc mystérieuse, l'unique moyen de s'en approcher, dans cette obscurité, dans cette absence totale et impossible de références, est d'y croire.

Pour en revenir au bleu du ciel, imaginons tenter d'expliquer à un aveugle de quoi il s'agit : Des couleurs, il ne sait rien, de l'espace, des volumes, non plus. Pour cette explication, le plus simple serait de passer par le biais de la métaphore, ne dit-on pas que la poésie nous lie au mystère ! On pourrait commencer par parler de ce qui touche de près au ciel, à savoir le vol des oiseaux, le vent qui pousse les choses d'un point à un autre, en les faisant se lever, se baisser, circuler, comme une farandole dans l'espace . De façon plus exhaustive, nous pourrions parler ensuite, et par vagues successives, de tout ce qui a trait du plus près jusqu'au plus loin au bleu du ciel. Après cette longue dissertation, grande et aussi diverse que le monde, l'aveugle pourrait avoir une petite idée de ce qu'est le mystère du bleu du ciel.

Là serait la méthode d'approche d'un mystère, pour chacun, nous serions obligés de raconter une fois encore le monde.

Nous parlions initialement de concept, sous l'angle spirituel nous parlons de mystère, mais nous parlons en fait de la même chose.






Conclusion

Ainsi s'accompi la machine à rêves, à chaque fois qu'un phénomène arrive, est nommé et ou prend vie, automatiquement celui-ci appel son absence, ce fait engloutir par lui, c'est le dédoublement, avec comme ligne de fuite, des systèmes toujours plus élaborés. Comme dirait les bouddhistes, nous nageons dans l'incommensurable océan de l'impermanence et aussi de l'évolution.

Nous sommes unies par ce que nous ne sommes pas, telle pourrait être la conclusion de ce petit traité. Pour parler plus techniquement, ce qui nous relie les uns aux autres est le néant, celui ci fait notre ressemblance, notre unité, de part ce que nous ne sommes pas. Tout ce que nous sommes individuellement ne fait que nous éloigner l'un pour l'autre. Plus nous sommes, et moins nous appartenons, tel pourrait être le théorème de la machine a rêve.
N'est-il pas vrai que nous nous regroupons pour des intérêts communs, ou pour être plus précis pour causes communes donc des nécessités communes, ce qui manque en quelques sortes. Le pauvre dans son dénuement est plus proche de ses frères humains, le riche lui s'éloigne un peu plus chaque jour des siens. Le simple d'esprit, de la même façon, sera heureux, tout ce qu'il ne possède pas en intellect le rapproche et le lie au bonheur. Le fort en neurones par son excès de matière grise et de connaissances, lui, est désespérément dans la diagonale inverse, il devra toujours faire de gros efforts pour se rapprocher un temps soit peu de la félicité.
Nous pourrions trouver une ribambelle d'autres exemples, celui qui vaut parmi tous, est que nous finissons tous un jour sous terre, c'est en soit l'unique raison qui forge l'unité humaine et qui fait que nous puissions nous comprendre, nous tolérer et fraterniser. Qu'en serait-il autrement ? Si nous devions nous définir par ce que nous sommes individuellement, c'est à dire de la différence de l'un par rapport à l'autre, et l'un étant toujours plus que l'autre, nous finirions inévitablement par tous nous entretuer... Bénit soit le néant, bénit soit ce qui nous ne sommes pas ! comme disait Socrate, la seule chose que je sache, c'est que je ne sais pas.


Que nous reste-il ?

Si nous avions à donner un sens à la machine à rêve et aux yeux de cette dernière perspective, que ce qui nous à été donné, c'est ce que nous ne sommes pas, je reprendrais alors les vers de ce chanteur des Caraïbes, Chicho Severino:

La chanson s'intilule " Millionnaire ... et quoi ? " , en voici les paroles ( Originales en Espagnole ):

Si je ne travail pas, de tout façon, je vais mourir
Si je travail, de toute façon, aussi, je vais mourir
Pour cela je veux profiter de la vie, et jouir éternellement

Si je suis millionnaire, de tout façon, je vais mourir
Si je suis pauvre, de toute façon aussi, je vais mourir
Pour cela je veux profiter de la vie, et jouir éternellement

Si je suis avec toi, la vie continue
Sans toi, la vie continue aussi
Et devant, il y a toujours quelqu'un
Pour cela je veux profiter de la vie, et jouir éternellement

Ma vie est pour jouir et en profiter
Je ne sais rien de maintenant
Après, je n'en sais encore moins
Pour cela je veux profiter de la vie, et jouir éternellement

Que personne ne se mêle de ma vie
Car personne ne vit pour toujours
Et le peu qu'il me reste, je veux en profiter et le jouir éternellement


Pour voir le clip et écouter la chanson, cliquer ici




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