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" La machine à
rêve est un rêve, elle contient elle même tous les rêves.
"
Un concept dans son essence reste inaccessible, mystérieux, on ne peut que l'appréhender. La machine à rêve, une tentative d'immersion dans cette notion même de concept, et s'approcher du mystère. |
Balade Champêtre
Prenons le temps de nous promener à travers champs, et prenons le temps aussi
d'observer: les herbes, les fleurs, la brise qui fait onduler gentiment les
tiges, les insectes qui viennent ça et là, le paysage en générale.
Comment pourrait-on imaginer ce monde réduit uniquement à sa forme conceptuelle.
Comment pourrait-on imaginer que chaque chose se réduise à elle même et se développe
indépendamment des autres ? Un monde réduit à sa forme conceptuelle est
un monde ou chaque chose est séparée de sa voisine, ou tout devient inaccessible,
et le résultat en est le chaos le plus total.
L'abeille vient sur la fleur, la fleur attire l'abeille, chacune des deux à
la connaissance potentielle de l'autre, de même que l'herbe, agitée par le vent,
éparpillant ses graines, elle aussi à la connaissance potentielle du vent, et
il en est de même pour l'eau qui vient arroser tout ces végétaux, et de la lumière,
de la photosynthèse, chacun à la connaissance potentiel de l'autre, là est l'harmonie,
là est la dimension de la machine à rêve.
Introduction
A ce jour, la forme la plus évoluée pour définir
un concept est la phénoménologie, décrite et pensée
par la philosohe Husserl. Dans le développement de cette philosophie,
et pour parlé simplement, une chose se définie par elle même.
Si vraiment nous devions suivre ce chemin, nous déboucherions sur un
monde chaotique on les phénomènes seraient indépendants
et innaccesibles les uns aux autres. Il ne faut pas faire de gros effort pour
voir que ce mode de perception ne rend pas compte de la réalité
telle qu'elle est.
Nous tenterons donc d'imaginer une nouvelle formulation palliant à cette
grave défaillance.Tout en gardant leurs intégrité,les concepts
ne seront plus seul mais liés entre eux, interdépendants. Nous
sortons du chaos et arrivons dans le monde tel que nous le connaissons.
Nous aurions une nouvelle manière de percevoir et définir les
choses et le monde, un nouvel outil en quelque sorte. Ceci est le coeur même
et la prétention de la machine à rêves.
Visionnons maintenant cette machine à rêve, nous pourrions la décrire
comme une espèce d'engin démoniaque. Il y a aurait l'entré
, avec un receptacle ou l'on peut mettre ce que l'on veut, et une sortie, ou
apparaitrait le produit transformé.
Une pomme par exemple, entrons celle ci dans les rouages de la mécanique
infernale. Qu'est ce qui en ressort ? tout simplement une pomme, mais dans sa
nouvelle enveloppe conceptuelle. Ce n'est plus une pomme comme les autres, reliée
à rien, et qui en peu de temps, faute de tout, se ratatinerait et se
dechésserait. Non , nous parlons d'un fruit , d'un vrai fruit délicieux
dont le jue vient se prépandre dans votre bouche quand vous la croquez.
.
Forme philosophique de la machine à rêve
Le mode actuel de perception des phénomènes, la façon qu'on
a de les déterminer et cela afin de les rendre perceptible et compréhensible,
a pour principe un mouvement de contraction consistant à réduire peu à
peu les phénomènes à eux même, c'est à dire, les réduire à leurs
formes conceptuelles originelles, primaires, un peu comme on purifierait l'or
pour arriver à une pépite pure, ou comme en enlèverait
les épluchures d'un oignon pour arriver au noyau. Dans ce cas de figure,
le noyau étant l'essence même du concept. Mais tout le monde sait
bien qu'un oignon ne donne pas de noyau, et qu'une fois qu'on à enlevé
la dernière épluchure, il ne reste plus rien. Pour prendre l'exemple
du concept de cercle, comment pourrait on le décrire ? On sera toujours
obligé de passer par d'autres concepts pour arriver finalement au premier.
Pour en revenir à notre cercle, on sera immanquablement obligé
de parler d'espace, de ligne, ou de forme ou de je ne sais quoi encore. La seule
façon d'expliquer le concept de cercle par lui même, serait de
ne rien dire et de rester muet, dans ce cas de figure, il n'y a évidement
plus de cercle du tout.
Ce rêve d'arriver à l'essence des choses est bien sur impossible car
si un concept ne devait se réduire qu'à lui même, dans sa forme parfaite donc,
il deviendrait alors inaccessible aux autres concepts, car lié à
plus rien, et par cela même, s'effondrerait.
La réduction phénoménologie est une limite vers laquelle
on peut tendre, mais jamais arriver. On ne peut arriver au fameux noyau ou cristal
du phénomène réduit à sa seule essence, il s'agit
là d'un rêve impossible.
Nous pourrions nous amuser à imaginer la limite inverse à celle
de la réduction phénoménologique, nous pourrions l'appeler
l'expansion phénoménologique, le mouvement inverse de la contraction:
Au lieu d'enlever des épluchures, on en rajoute, jusqu'à la limite
impossible elle aussi, ou l'oignon serait tellement grand, qu'il ne ressemblerait
plus en rien à un oignon, et ne serait donc plus oignon. Pour être
moins métaphorique, nous dirons qu'au lieu de réduire le phénomène
à lui même, on l'élargit aux autres phénomène.
Revenons en encore au cercle, la réduction phénoménologique
tendrait à arriver à cette limite impossible du cercle parfait.
Dans l'expansion phénoménologique, on tendrait vers la limite
inverse, à savoir le cercle le moins parfait qu'il y ai. En étant
moins cercle , celui ci devient plus semblable aux autres phénomènes
qui eux ne sont pas des cercles. Par exemple , en s'allongeant, notre cercle
devient plus proche du concept d'ovale, en devenant plus anguleux il s'approche
alors de celui du carré ...etc
On passe d'un mouvement centripète à un mouvement centrifuge,
d'un principe corpusculaire à un principe ondulatoire, pour employer
des termes de la physique. Dans sa forme corpusculaire, le concept se concentre
sur lui même, dans sa forme ondulatoire, il rayonne vers tout ce qui n'est
pas lui.
Amusons nous et lions ces deux principes:
Ces deux limites impossibles forment comme les pôles d'un continuum. Nous
avons d'une part la limite impossible du concept dans sa forme réductive,
et d'autre part la limite impossible de ce même concept dans sa forme
expansioniste. Ces deux limites à travers le continuum forment un univers,
dans lequel est contenu tout ce qui à attrait de près ou de loin
au concept en question.
Pour l'exemple , encore notre cercle: nous avons d'une part la limite impossible
du cercle parfait et d'autre part la limite impossible du cercle le moins parfait,
ces deux limites forment un continuum dans lequel est contenu tout ce qui dans
l'univers à attrait de près ou de loin au concept de cercle, cela va du cercle
le moins parfait vers le cercle le plus parfait.
Nous arrivons à une nouvelle formulation du principe même de concept:
Un concept se définie par le continuum qui s'étend entre deux
limites, la première limite est celle du concept dans sa forme la plus
réduite à elle même, la deuxième limite est celle
de ce même concept dans sa forme la plus éloigné à
elle même. Ce continuum contient tous les phénomènes de
l'univers se trouvant entre ces deux limites et ayant rapport avec le concept
en question.
La relation qui lie ces deux limites est une relation d'absence. A titre d'exemple
, est absence de cercle tout ce qui ne correspond pas à cette limite
du cercle parfait, de la même manière, est cercle tout ce qui correspond
à l'absence de ce qui n'est pas cercle. Nous employons ici la notion
d'absence, car le cercle parfait n'est pas le contraire du cercle le plus imparfait,
nous parlons de limites, l'un n'exclue pas l'autre et chacun contient un peu
de l'autre, pour cette raison, nous employons ce concept d'absence, qui paraît
le mieux adapté à la situation en question. Nous pouvons même
ajouter pour clore ce chapitre que les deux limites de ce continuum, l'une étant
l'absence de l'autre sont reliées toutes les deux par le principe d'incertitude.
En effet, plus on connaît l'une, et l'une étant l'absence de l'autre,
moins au final on connaît l'autre, c'est d'une logique enfantine.
L'intérêt de cette vision des choses est simple, avant, un concept
ne se définissait que par lui même, c'était une vision que
l'on pourrait nommer égocentrée, pauvre, maintenant, un concept,
et à travers la notion de continuum, se définie aussi par rapport
à tous les autres phénomènes de l'univers, cela l'enrichie
de façon extraordinaire.
Un concept n'était avant qu'une chose entreposée parmi d'autres
dans un bazar, liée à son propre néant, donc à rien,
et sans intérêt aucun. Maintenant dans sa nouvelle carapace de
continuum, il est identique à la lumière, il se lie à toutes
chose, lie les choses entre elles, éclaire et donne lumière à.
Le monde phénoménologique devient un immense océan remplie
de continuums de toutes sortes, les uns imbriqués dans les autres, tel
un véritable magma. A travers cette notion de continuum, chaque phénomène
se lie à toutes les autres, et bien qu'indépendant et propre,
est lié à toutes chose de l'univers, et cela vaut pour tous les
phénomènes, c'est à dire pour tous les continuums existants.
Il n'y a plus de chose seule, isolée, non inter-indépendante,
à titre d'exemple, même un morceau de météorite,
un caillou perdu dans le fin fond du cosmos reste lié à toutes
choses en soit.
C'est la fin du régne despotique du concept comme on l'entendait initialement,
ou toute chose, se définissant par elle même, restait dans son
manteau de solitude, isolée du reste du monde, comme un objet entreposé
et sans valeur. Dans sa nouvelle difinition, c'est un monde qui s'écroule,
nous sortons du moyen âge pour arriver vers des temps de lumières,
c'est ce que l'on pourrait appeler, l'effondrement conceptuel, car en effet,
c'est bien tout l'ancien édiffice qui s'écroule et est anéantie.
Dans sa nouvelle peau, un concept, et de part son inter-dépendance à
tous les autres concept, devient léger, vaporeux, et semblable à
un rêve, nous entrons dans le monde de la machine à rêve.
Introduction à la forme mathématique de la machine à rêve
Le concept d'absence: est définit comme
" absence " tout phénomène qui n'appartient pas de façon
directe à un concept donné. Pour exemple: est absence de pomme tout ce
qui n'est pas une pomme, c'est à dire, une chaise, une table , une personne....
Nous employons la notion "d'absence " car en fait , il ne s'agit pas
de contraire , ou de non-pomme, ou de ce qui n'est pas pomme , mais de phénomènes
qui de part leurs interdépendances à la pomme sont contenue potentiellement
dans cette même pomme.
Pour en revenir à notre pomme, voici comment maintenant on peut la définir,
autrement que dans sa forme conceptuelle , c'est à dire non plus définie seulement
par elle même , mais par tous les autres phénomènes existants
, c'est à dire à tout ce qui est absence de pomme.
Matérialisation d'une pomme vue avec le principe d'absence, l'opération
se fait en deux mouvements:
1- Est absence de pomme tout ce qui n'est pas pomme.
2- Pour retrouver notre pomme, il suffit de refaire la même opération:
Est pomme ce qui absence de absence de pomme.
Au passage de ces deux opérations, la pomme ne s'est plus définie
par elle même, dans sa forme conceptuelle donc, mais par rapport à
tous les autres phénomènes qui ne sont pas elle même. Dans
un premier mouvement elle s'est dissolue dans tous les autres phénomènes
existant, à savoir " l'univers de tout ce qui est absence de pomme
", pour ensuite, dans un deuxième mouvement, à savoir "
l'univers de tout ce qui est absence de absence de pomme " se matérialiser
de nouveau en pomme. Par cette opération, notre pomme se définie
à tous les autres éléments de l'univers.
La pomme a ainsi "voyagé" :elle s'est anéantie pour prendre les formes
de l'univers de tout ce qui est absence de pomme, et, dans un nouvel anéantissement,
s'est recréée pour retrouver sa forme première. A la différence près
qu'elle n'est plus vraiment une pomme, car elle s'est enrichie au passage à
une interdépendance avec tous les autres phénomènes de
l'univers. Ce n'est plus une pomme mais un rêve de pomme dans le sens qu'elle
n'est plus reliée seulement à elle même, mais à toutes choses.
| Le concept d'absence sera symbolisé par le signe: |
Comme expliqué ci haut, on peut écrire qu'une pomme est une absence d'absence de pomme soit:
| = |
Pour continuer dans notre petite aventure, définissons l'ensemble de toutes
les choses qui sont absence de pomme ( pour simplifier l'exemple , nous ne prendrons
que 5 éléments ):
![]() |
| = | { | |
, | , | , | } |
| Et puisque | = | ( | ) |
| Alors | = | { | , | , | , | } |
| Prenons maintenant l'élément |
| Une absence de | peut aussi être un | ou une | et ainsi de suite. |
| Donc , | = | { | |
, | , | , | } |
| Nous avons pris pour l'exemple l'élément | mais nous aurions pu prendre les éléments | , | , |
| Nous arrivons ainsi au résultat intéressant que: |
| Si | = | { | , | , | , | } | et si | = | { | |
, | , | , | } |
| Alors | = | { | |
, | , | , | } |
| Ainsi que | = | { | |
, | , | , | , | , | , | , | , | } |
Nous voyons ici par cette petite démonstration que l'élément pomme contient
potentiellement tous les autres éléments, ainsi qu'elle même et que sa propre
absence.
Il est important ici de souligné le terme de potentiellement, en
effet, on ne parle ici qu'en terme de potentialité. Il va de soit, que conceptuellement
parlant, la pomme ne contient pas physiquement la rose ou le ballon. Par contre,
la pomme est faite d'eau, donc implicitement aussi de nuage qui ont transporté
cette eau, du vent qui pousse les nuages et d'une multitude d'autres choses
ou apparaîtrait à un moment ou un autre dans la rose et le ballon. C'est
dans ce sens que l'on peut dire que la pomme contient potentiellement la rose
et le ballon.
Pour finir cette démonstration, nous dirons simplement, et toujours en prenant
l'exemple de la pomme, que celle ci contient la potentialité de la chaise, de
la rose et de toutes chose en soit.
La conclusion est que le concept même de pomme s'effondre, il n'a plus lieu
d'être . la pomme, à travers ce jeu d'interdépendance et de potentialité, ne
se définie plus par rapport qu'à elle même, mais au contraire, potentiellement
à toutes chose en soit. Elle devient à son tour, elle même, une potentialité
et perd son enveloppe conceptuelle.
Nous aboutissons ici au principe même de la machine à rêve:
Quand l'enveloppe conceptuelle d'un élément tend à disparaître, ou autrement
dit quand un élément se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les
potentialités , alors, son enveloppe conceptuelle s'évanouit.
| Définissons le symbole de la potentialité comme suit : |
Le théorème de la machine à rêve s'écrit alors ( avec pour exemple la
pomme):
| Quand | ( | ) | alors | |
se transforme en | |
Ce qui ce lit : Quand l'élément pomme se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les potentialités , alors la pomme devient elle même une potentialité, un rêve.
|
|
|||||||
| En nommant le principe de la machine à rêve par | ( ) | la formule s'écrit : | ( | ) | = |
Nous avons fait la démonstration avec une pomme, nous pourrions la faire méthodiquement
à une lampe, un cheval ... jusqu'à embrasser tout ce qui existe et qui puis
se nommer. Chaque chose, l'une après l'autre s'effondrerait - conceptuellement
parlant -, et à la fin , il ne resterait plus rien .
Tout s'effondre, la clé de voûte aussi qui est la notion même de concept. Celle
ci n'a plus de raison d'être, et on arrive - comme disent les bouddhistes -
à la dissolution phénoménologique, ou tout devient semblable à un rêve.
Voici donc la formulation de la machine à rêve:
|
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Introduction à la forme physique
de la machine à rêve
Comme nous avons pu le voir précédemment, un concept passé
dans les rouages de la machine à rêve prend l'allure d'un continuum,
on ne parle plus de pomme mais de continuum " pomme - absence de pomme
", on ne parle plus de rose mais de continuum " rose - absence de
rose ", on ne parle plus de pensée mais de continuum " conscient
- inconscient ", on ne parle plus du nombre 1 mais du continuum
" 1 - absence de 1 " ...etc. Sachant comme entendu que le continuum
contient ses deux extrémités ( la notion et son absence ) ,
et entre les deux, l'univers de tout ce qui gravit de près ou de loin
autour de la notion et de son absence.
Un humain ! Celui ci entre parfaitement dans le cadre d'un continuum !
D'une part la journée, avec notre bonhomme et son activité humaine
que nous pourrions apparenter à la forme corpusculaire du continuum.
Nous sommes dans le monde réel, celui de l'homme en pleine possession
de ses moyens. D'autre part, vient le crépuscule, la nuit, notre bonhomme
s'en va dans les profondeurs du sommeil, pour rejoindre le pôle inverse
de notre " continuum humain ", nous somme dans la phase d'absence,
ou , par expantion phénoménologique, petit à petit l'esprit
se décompose pour s'en retourner au grand tout et se fondre de nouveau
au magma de l'univers; nous pourrions appeler ce mode opératoire "
la migration phénoménologique ". Vient le matin, avec l'apparition
du soleil, peu à peu, l'esprit entame la route inverse, le chemin de
la réduction phénoménologique, il se compose de nouveau
pour retourner " au monde réel " , c'est la migration phénoménologique
dans le sens inverse, le retour au monde et de l'homme dans son activité.
Un autre exemple, aussi frappant, est celui de notre bonne veuille terre:
Une boule, un continuum, encadrée entre deux pôles nord et sud,
( sur ces limites impossibles, la vie elle même n'est pas possible ),
entre les deux pôles, toute la vie merveilleuse qu' engendre notre monde,
cela passe des terres les plus arides et froides jusqu'aux terres les plus
humides et verdoyantes. L'équilibre parfait se trouve sous les tropiques,
ou la vie, de part ces conditions favorables est la plus exubérante
et luxuriante.
A y regarder de plus près, toutes choses en soit entrent parfaitement
dans le cadre de notre fameux continuum.
Une autre chose sur laquelle il est important d'insister, est qu'un continuum
est toujours en mouvement, on pourrait presque oser dire vivant, et cela dans
une oscillation, une périodicité, ou l'on passe sans cesse d'une
polarité du continuum à l'autre. De la même façon
qu'avec une onde, on passe d'une phase à l'autre. Toujours pour en
revenir à notre humain, il passe de l'activité du monde réel
à celui du sommeil et vis versa, cela toutes les douze heures. Notre
chère vieille terre, elle, tourne sur elle même ce qui donne
aussi cette même périodicité grâce à laquelle
la vie est possible.
En regardant encore de plus près, cette oscillation est visible sur
tous les phénomènes qui existent sur ce monde ou dans l'univers.
Cela passe du photon de lumière dans sa fonction onde/corpuscule, en
passant par le cœur humain qui à chaque contraction et battement donne
l'oxygénation du sang, et notre univers lui même qui passe d'un
mouvement d'expansion à contraction...etc.
Ce phénomène pourrait être expliqué de la façon
suivante: Comme nous l'avons vue, et pour reprendre l'énoncé
de la réduction phénoménologique, vient un moment ou
si l'on s'approche trop près de la limite du concept en lui même,
celui ci, n'étant relié à plus rien, s'effondre. A ce
moment, la roue tourne et on entre dans le mouvement inverse, le concept entre
dans sa phase d'expansion. Il en va de même pour cette phase d'expansion,
vient un moment ou la notion même d'expansion s'effondre car le concept
à perdu toute sa substance, on entre alors de nouveau dans la phase
de contraction...etc.
Le résultat de cette périodicité d'un continuum est la fonction même
qui lui donne vie, en effet, une chose statique en vient rapidement à l'étouffement
et à la disparition. Cette fonction d'oscillation à donc pour principe un
double anéantissement ou le phénomène de départ, se perd, puis se retrouve,
ce qui lui permet au final de s'enrichir. En reprenant l'exemple du cœur,
nous pourrions appeler cette fonction celle de l'oxygénation. Tout phénomène
vivant est assujetti à ce principe, il faut cette périodicité, cette fonction
d'oxygénation pour garder le phénomène vivant, sinon, il en vient rapidement
à l'étouffement et à la mort. On a pu découvrir les dernières décennies le
phénomène " El niño ", à savoir un inversement des courants marins au niveau
du pacifique et du continent sud Américain, ce phénomène survient périodiquement,
avec à chaque fois des effets considérables sur le climat et on peu imaginer,
sur sa régénération. Ceci est une belle figuration de ce phénomène
d'oscillation au sein même d'un continuum, et aussi une belle démonstration
que notre climat, notre terre sont un continuum, et bien vivants.
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La machine à rêve est-elle plausible
?
La question de savoir si la machine à rêve est plausible ou n'est
qu'un rêve inutile relève d'une décision propre, libre
à chacun de voir et de choisir, dans le pire des cas, ce ne serait
qu'une machine qui ne sert à rien, et qu'on exhiberait de temps à
autre, juste pour enlever le poussière.
Malgré tout, la machine à rêve est bien là, dans
son intégrité, dans son continuum aussi...
Cela veut dire que le principe même de la machine à rêve
possède son absence, l'absence de la machine à rêve.
Tout ce que nous avons alors cité dans les paragraphes précédents,
dans ce cas de figure, ne s'avère pas faux, mais loin, loin, jusqu'à
son inexistence.
Nous voila avec un principe qui admet sa propre absence, qui admet de par
son essence qu'il ne puisse pas être toujours exacte , voir ne pas exister.
Nous voila proche d'un principe qui ressemble à ce que nous pouvons
voir autour de nous, et aussi à ce que nous sommes. Sans faire d'efforts,
nous pouvons alors entrevoir le mirage de la vie, du monde, ce rêve
toujours en balancement entre ce qui est et son absence.
Nier la machine à rêve reviendrait à la rendre plus concrète,
en effet ce qui est absence de machine à rêve, et par la fonction
d'anéantissement la recréerait de toute pièce. Dire qu'elle
est inutile, et d'un seul coup, toujours de la même manière,
elle devient utile. Ne pas la connaitre, c'est la connaitre, ne pas la comprendre,
et elle sera comprise. Le principe même de la machine à rêve,
de part sa permanente incertitude, est constant et non soumis au changement,
il est tout simplement là.
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La machine à rêve, dans le vif du
sujet
Tout est semblable à un rêve ... triste ou heureux horizon ?
Chaque phénomène est semblable à une vague, une onde
qui une fois arrivée à son apogée, s'en va de nouveau
vers le bas, ou pour prendre une autre apparence. Nous sommes dans un pur
magma aux infinis facettes, ondoyant et mouvant, qui au gré des métamorphoses,
prend à chaque instant des formes différentes. Telle est la
réalité de la machine à rêve. L'humanité,
l'homme, petit bouchon sur l'océan monte et descend au gré de
ces vagues, parfois même, le bouchon devient vague et la vague bouchon,
là est aussi la dimension de la machine à rêve.
Nous sommes dans le domaine de la magie: par le fait même d'annoncer
une chose, nous créons un continuum, et l'absence de cette chose annoncée,
c'est à dire son propre anéantissement. Ainsi dans le même
instant de l'annonce, le compte à rebours de sa destruction à
déjà commencé. Tout phénomène contient
son propre anéantissement, et le fait même d'apparaitre, entraine
sa propre disparition. Nous sommes sur un océan sans aucun point fixe,
sans aucun repaire, dans le royaume de l'impermanence pour reprendre une expression
chère aux bouddhistes.
Pour en revenir à notre humanité et à nos petits bonhommes,
la métaphore du bouchon sur l'océan me parait appropriée,
c'est un cas spécial, une surprise dans le royaume de l'impermanence,
ou plutôt de l'absence d'impermanence. L'impermanence elle même
est soumise à son continuum, et à son absence et donc à
son anéantissement: de l'impermanence nait la permanence, la stabilité,
une éclaircie dans les turbulences d'un ciel nuageux et constamment
en mouvement, propice à un développement et à la vie,
propice à l'humanité, ce bouchon flottant sur L'océan.
Au sein même de cette humanité, semblable elle aussi à
un océan, se déroule la vie de chaque individualité,
chacune semblable à ce même bouchon sur l'océan. Pour
chacune de ces individualités, le bouchon peut devenir océan
et l'océan bouchon, alors, pour chacune, le miracle du monde recommence,
à travers une migration phénoménologique ( ou dans ce
cas de figure, on passe de rien à tout ) et à travers la matrice
de la femme, l'univers dans sa fonction même de continuum est de nouveau
créé, dans toute son ampleur et sa splendeur, la vie est donnée,
puis comme la vague, après être apparue, elle s'anéantie.