" La machine à rêve est un rêve, elle contient elle même tous les rêves. "

Un concept dans son essence reste inaccessible, mystérieux, on ne peut que l'appréhender.
La machine à rêve, une tentative d'immersion dans cette notion même de concept, et s'approcher du mystère.


Balade Champêtre

Prenons le temps de nous promener à travers champs, et prenons le temps aussi d'observer: les herbes, les fleurs, la brise qui fait onduler gentiment les tiges, les insectes qui viennent ça et là, le paysage en générale.
Comment pourrait-on imaginer ce monde réduit uniquement à sa forme conceptuelle. Comment pourrait-on imaginer que chaque chose se réduise à elle même et se développe indépendamment des autres ? Un  monde réduit à sa forme conceptuelle est un monde ou chaque chose est séparée de sa voisine, ou tout devient inaccessible, et le résultat en est le chaos le plus total.
L'abeille vient sur la fleur, la fleur attire l'abeille, chacune des deux à la connaissance potentielle de l'autre, de même que l'herbe, agitée par le vent, éparpillant ses graines, elle aussi à la connaissance potentielle du vent, et il en est de même pour l'eau qui vient arroser tout ces végétaux, et de la lumière, de la photosynthèse, chacun à la connaissance potentiel de l'autre, là est l'harmonie, là est la dimension de la machine à rêve.



Introduction

A ce jour, la forme la plus évoluée pour définir un concept est la phénoménologie, décrite et pensée par la philosohe Husserl. Dans le développement de cette philosophie, et pour parlé simplement, une chose se définie par elle même. Si vraiment nous devions suivre ce chemin, nous déboucherions sur un monde chaotique on les phénomènes seraient indépendants et innaccesibles les uns aux autres. Il ne faut pas faire de gros effort pour voir que ce mode de perception ne rend pas compte de la réalité telle qu'elle est.
Nous tenterons donc d'imaginer une nouvelle formulation palliant à cette grave défaillance.Tout en gardant leurs intégrité,les concepts ne seront plus seul mais liés entre eux, interdépendants. Nous sortons du chaos et arrivons dans le monde tel que nous le connaissons.
Nous aurions une nouvelle manière de percevoir et définir les choses et le monde, un nouvel outil en quelque sorte. Ceci est le coeur même et la prétention de la machine à rêves.
Visionnons maintenant cette machine à rêve, nous pourrions la décrire comme une espèce d'engin démoniaque. Il y a aurait l'entré , avec un receptacle ou l'on peut mettre ce que l'on veut, et une sortie, ou apparaitrait le produit transformé.
Une pomme par exemple, entrons celle ci dans les rouages de la mécanique infernale. Qu'est ce qui en ressort ? tout simplement une pomme, mais dans sa nouvelle enveloppe conceptuelle. Ce n'est plus une pomme comme les autres, reliée à rien, et qui en peu de temps, faute de tout, se ratatinerait et se dechésserait. Non , nous parlons d'un fruit , d'un vrai fruit délicieux dont le jue vient se prépandre dans votre bouche quand vous la croquez.
.


Forme philosophique de la machine à rêve


Le mode actuel de perception des phénomènes, la façon qu'on a de les déterminer et cela afin de les rendre perceptible et compréhensible, a pour principe un mouvement de contraction consistant à réduire peu à peu les phénomènes à eux même, c'est à dire, les réduire à leurs formes conceptuelles originelles, primaires, un peu comme on purifierait l'or pour arriver à une pépite pure, ou comme en enlèverait les épluchures d'un oignon pour arriver au noyau. Dans ce cas de figure, le noyau étant l'essence même du concept. Mais tout le monde sait bien qu'un oignon ne donne pas de noyau, et qu'une fois qu'on à enlevé la dernière épluchure, il ne reste plus rien. Pour prendre l'exemple du concept de cercle, comment pourrait on le décrire ? On sera toujours obligé de passer par d'autres concepts pour arriver finalement au premier. Pour en revenir à notre cercle, on sera immanquablement obligé de parler d'espace, de ligne, ou de forme ou de je ne sais quoi encore. La seule façon d'expliquer le concept de cercle par lui même, serait de ne rien dire et de rester muet, dans ce cas de figure, il n'y a évidement plus de cercle du tout.
Ce rêve d'arriver à l'essence des choses est bien sur impossible car si un concept ne devait se réduire qu'à lui même, dans sa forme parfaite donc, il deviendrait alors inaccessible aux autres concepts, car lié à plus rien, et par cela même, s'effondrerait.
La réduction phénoménologie est une limite vers laquelle on peut tendre, mais jamais arriver. On ne peut arriver au fameux noyau ou cristal du phénomène réduit à sa seule essence, il s'agit là d'un rêve impossible.

Nous pourrions nous amuser à imaginer la limite inverse à celle de la réduction phénoménologique, nous pourrions l'appeler l'expansion phénoménologique, le mouvement inverse de la contraction: Au lieu d'enlever des épluchures, on en rajoute, jusqu'à la limite impossible elle aussi, ou l'oignon serait tellement grand, qu'il ne ressemblerait plus en rien à un oignon, et ne serait donc plus oignon. Pour être moins métaphorique, nous dirons qu'au lieu de réduire le phénomène à lui même, on l'élargit aux autres phénomène. Revenons en encore au cercle, la réduction phénoménologique tendrait à arriver à cette limite impossible du cercle parfait. Dans l'expansion phénoménologique, on tendrait vers la limite inverse, à savoir le cercle le moins parfait qu'il y ai. En étant moins cercle , celui ci devient plus semblable aux autres phénomènes qui eux ne sont pas des cercles. Par exemple , en s'allongeant, notre cercle devient plus proche du concept d'ovale, en devenant plus anguleux il s'approche alors de celui du carré ...etc
On passe d'un mouvement centripète à un mouvement centrifuge, d'un principe corpusculaire à un principe ondulatoire, pour employer des termes de la physique. Dans sa forme corpusculaire, le concept se concentre sur lui même, dans sa forme ondulatoire, il rayonne vers tout ce qui n'est pas lui.

Amusons nous et lions ces deux principes:
Ces deux limites impossibles forment comme les pôles d'un continuum. Nous avons d'une part la limite impossible du concept dans sa forme réductive, et d'autre part la limite impossible de ce même concept dans sa forme expansioniste. Ces deux limites à travers le continuum forment un univers, dans lequel est contenu tout ce qui à attrait de près ou de loin au concept en question.
Pour l'exemple , encore notre cercle: nous avons d'une part la limite impossible du cercle parfait et d'autre part la limite impossible du cercle le moins parfait, ces deux limites forment un continuum dans lequel est contenu tout ce qui dans l'univers à attrait de près ou de loin au concept de cercle, cela va du cercle le moins parfait vers le cercle le plus parfait.

Nous arrivons à une nouvelle formulation du principe même de concept:
Un concept se définie par le continuum qui s'étend entre deux limites, la première limite est celle du concept dans sa forme la plus réduite à elle même, la deuxième limite est celle de ce même concept dans sa forme la plus éloigné à elle même. Ce continuum contient tous les phénomènes de l'univers se trouvant entre ces deux limites et ayant rapport avec le concept en question.

La relation qui lie ces deux limites est une relation d'absence. A titre d'exemple , est absence de cercle tout ce qui ne correspond pas à cette limite du cercle parfait, de la même manière, est cercle tout ce qui correspond à l'absence de ce qui n'est pas cercle. Nous employons ici la notion d'absence, car le cercle parfait n'est pas le contraire du cercle le plus imparfait, nous parlons de limites, l'un n'exclue pas l'autre et chacun contient un peu de l'autre, pour cette raison, nous employons ce concept d'absence, qui paraît le mieux adapté à la situation en question. Nous pouvons même ajouter pour clore ce chapitre que les deux limites de ce continuum, l'une étant l'absence de l'autre sont reliées toutes les deux par le principe d'incertitude. En effet, plus on connaît l'une, et l'une étant l'absence de l'autre, moins au final on connaît l'autre, c'est d'une logique enfantine.

L'intérêt de cette vision des choses est simple, avant, un concept ne se définissait que par lui même, c'était une vision que l'on pourrait nommer égocentrée, pauvre, maintenant, un concept, et à travers la notion de continuum, se définie aussi par rapport à tous les autres phénomènes de l'univers, cela l'enrichie de façon extraordinaire.


Un concept n'était avant qu'une chose entreposée parmi d'autres dans un bazar, liée à son propre néant, donc à rien, et sans intérêt aucun. Maintenant dans sa nouvelle carapace de continuum, il est identique à la lumière, il se lie à toutes chose, lie les choses entre elles, éclaire et donne lumière à.
Le monde phénoménologique devient un immense océan remplie de continuums de toutes sortes, les uns imbriqués dans les autres, tel un véritable magma. A travers cette notion de continuum, chaque phénomène se lie à toutes les autres, et bien qu'indépendant et propre, est lié à toutes chose de l'univers, et cela vaut pour tous les phénomènes, c'est à dire pour tous les continuums existants.
Il n'y a plus de chose seule, isolée, non inter-indépendante, à titre d'exemple, même un morceau de météorite, un caillou perdu dans le fin fond du cosmos reste lié à toutes choses en soit.

C'est la fin du régne despotique du concept comme on l'entendait initialement, ou toute chose, se définissant par elle même, restait dans son manteau de solitude, isolée du reste du monde, comme un objet entreposé et sans valeur. Dans sa nouvelle difinition, c'est un monde qui s'écroule, nous sortons du moyen âge pour arriver vers des temps de lumières, c'est ce que l'on pourrait appeler, l'effondrement conceptuel, car en effet, c'est bien tout l'ancien édiffice qui s'écroule et est anéantie.
Dans sa nouvelle peau, un concept, et de part son inter-dépendance à tous les autres concept, devient léger, vaporeux, et semblable à un rêve, nous entrons dans le monde de la machine à rêve.




Introduction à la forme mathématique de la machine à rêve

Le concept d'absence: est définit comme " absence " tout phénomène  qui n'appartient pas de façon directe à un concept donné. Pour exemple: est absence de pomme tout ce qui n'est pas une pomme, c'est à dire, une chaise, une table , une personne....

Nous employons la notion "d'absence " car en fait , il ne s'agit pas de contraire , ou de non-pomme, ou de ce qui n'est pas pomme , mais de phénomènes qui de part leurs interdépendances à la pomme sont contenue potentiellement dans cette même pomme.

Pour en revenir à notre pomme, voici comment maintenant on peut la définir, autrement que dans sa forme conceptuelle , c'est à dire non plus définie seulement par elle même , mais par tous les autres phénomènes existants , c'est à dire à tout ce qui est absence de pomme.

Matérialisation d'une pomme vue avec le principe d'absence, l'opération se fait en deux mouvements:
1- Est absence de pomme tout ce qui n'est pas pomme.
2- Pour retrouver notre pomme, il suffit de refaire la même opération: Est pomme ce qui absence de absence de pomme.

Au passage de ces deux opérations, la pomme ne s'est plus définie par elle même, dans sa forme conceptuelle donc, mais par rapport à tous les autres phénomènes qui ne sont pas elle même. Dans un premier mouvement elle s'est dissolue dans tous les autres phénomènes existant, à savoir " l'univers de tout ce qui est absence de pomme ", pour ensuite, dans un deuxième mouvement, à savoir " l'univers de tout ce qui est absence de absence de pomme " se matérialiser de nouveau en pomme. Par cette opération, notre pomme se définie à tous les autres éléments de l'univers.

La pomme a ainsi "voyagé" :elle s'est anéantie pour prendre les formes de l'univers de tout ce qui est absence de pomme, et, dans un nouvel anéantissement, s'est recréée pour retrouver sa forme première. A la différence près qu'elle n'est plus vraiment une pomme, car elle s'est enrichie au passage à une interdépendance avec tous les autres phénomènes de l'univers. Ce n'est plus une pomme mais un rêve de pomme dans le sens qu'elle n'est plus reliée seulement à elle même, mais à toutes choses.


Le concept d'absence sera symbolisé par le signe: - ~ -.gif (174 octets)

Comme expliqué ci haut, on peut écrire qu'une pomme est une absence d'absence de pomme soit:

pomme.gif (856 octets) = pomme-^^.GIF (818 octets)


Pour continuer dans notre petite aventure, définissons l'ensemble de toutes les choses qui sont absence de pomme ( pour simplifier l'exemple , nous ne prendrons que 5 éléments ):

~pomme= ch-ro-ca-ba.gif (3994 octets)
pomme-^.GIF (832 octets)   = {   ballon.gif (806 octets) , canard.gif (743 octets) ,  chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Et puisque pomme.gif (856 octets) = - ~ -.gif (174 octets) ( pomme-^.GIF (832 octets) )

Alors pomme.gif (856 octets) = { ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)   }

 

 

Prenons maintenant l'élément  ballon-^.GIF (787 octets)

 

Une absence de  ballon.gif (806 octets) peut aussi être un   canard.gif (743 octets) ou une rose.gif (822 octets) et ainsi de suite.

 

Donc , ballon-^.GIF (787 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Nous avons pris pour l'exemple l'élément  ballon-^.GIF (787 octets) mais nous aurions  pu prendre les éléments canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)


Nous arrivons ainsi au résultat intéressant que:

 

Si pomme.gif (856 octets) = { ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets)   }   et si  ballon-^.GIF (787 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Alors  pomme.gif (856 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets)   }

 

Ainsi que pomme.gif (856 octets) = {   pomme.gif (856 octets) , canard.gif (743 octets) , chaise.gif (797 octets) , rose.gif (822 octets) , ballon-^.GIF (787 octets)  , canard-^.GIF (759 octets) , chaise-^.GIF (813 octets) , rose-^.GIF (823 octets) , pomme-^.GIF (832 octets) }


Nous voyons ici par cette petite démonstration que l'élément pomme contient potentiellement tous les autres éléments, ainsi qu'elle même et que sa propre absence.
Il est important ici de souligné le  terme de potentiellement, en effet, on ne parle ici qu'en terme de potentialité. Il va de soit, que conceptuellement parlant, la pomme ne contient pas physiquement la rose ou le ballon. Par contre, la pomme est faite d'eau, donc implicitement aussi de nuage qui ont transporté cette eau, du vent qui pousse les nuages et d'une multitude d'autres choses ou apparaîtrait à un moment ou un autre dans la rose et le ballon. C'est dans ce sens que l'on peut dire que la pomme contient potentiellement la rose et le ballon.

Pour finir cette démonstration, nous dirons simplement, et toujours en prenant l'exemple de la pomme, que celle ci contient la potentialité de la chaise, de la rose et de toutes chose en soit.
La conclusion est que le concept même de pomme s'effondre, il n'a plus lieu d'être . la pomme, à travers ce jeu d'interdépendance et de potentialité, ne se définie plus par rapport qu'à elle même, mais au contraire, potentiellement à toutes chose en soit. Elle devient à son tour, elle même, une potentialité et perd son enveloppe conceptuelle.

Nous aboutissons ici au principe même de la machine à rêve:
Quand l'enveloppe conceptuelle d'un élément tend à disparaître, ou autrement dit quand un élément se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les potentialités , alors, son enveloppe conceptuelle s'évanouit.

Définissons le symbole de la potentialité comme suit  : - ° -.gif (114 octets)


Le théorème de la machine à rêve s'écrit alors ( avec pour exemple la  pomme):

Quand    - D -.gif (114 octets) - ° -.gif (114 octets) ( pomme.gif (856 octets) ) fleche.gif (118 octets) - 8 -.gif (329 octets)   alors       pomme.gif (856 octets) se transforme en   pomme-°.GIF (814 octets)

Ce qui ce lit : Quand l'élément pomme se définit comme s'étendant vers l'infini de toutes les potentialités , alors la pomme devient elle même une potentialité, un rêve.

 

- ° -.gif (114 octets)

    - ° -.gif (114 octets)      
En nommant le principe de la machine à rêve par  (    )   la formule s'écrit : ( pomme.gif (856 octets) ) = pomme-°.GIF (814 octets)


Nous avons fait la démonstration avec une pomme, nous pourrions la faire méthodiquement à une lampe, un cheval ... jusqu'à embrasser tout ce qui existe et qui puis se nommer. Chaque chose, l'une après l'autre s'effondrerait - conceptuellement parlant -, et à la fin , il ne resterait plus rien .
Tout s'effondre, la clé de voûte aussi qui est la notion même de concept. Celle ci n'a plus de raison d'être, et on arrive - comme disent les bouddhistes - à la dissolution phénoménologique, ou tout devient semblable à un rêve.

Voici donc la formulation de la machine à rêve:

 

- ° -.gif (114 octets)

   

- ° -.gif (114 octets)

   
( concept ) = concept = rêve







Introduction à la forme physique de la machine à rêve

Comme nous avons pu le voir précédemment, un concept passé dans les rouages de la machine à rêve prend l'allure d'un continuum, on ne parle plus de pomme mais de continuum " pomme - absence de pomme ", on ne parle plus de rose mais de continuum " rose - absence de rose ", on ne parle plus de pensée mais de continuum " conscient - inconscient ", on ne parle plus du nombre 1 mais du continuum " 1 - absence de 1 " ...etc. Sachant comme entendu que le continuum contient ses deux extrémités ( la notion et son absence ) , et entre les deux, l'univers de tout ce qui gravit de près ou de loin autour de la notion et de son absence.

Un humain ! Celui ci entre parfaitement dans le cadre d'un continuum !
D'une part la journée, avec notre bonhomme et son activité humaine que nous pourrions apparenter à la forme corpusculaire du continuum. Nous sommes dans le monde réel, celui de l'homme en pleine possession de ses moyens. D'autre part, vient le crépuscule, la nuit, notre bonhomme s'en va dans les profondeurs du sommeil, pour rejoindre le pôle inverse de notre " continuum humain ", nous somme dans la phase d'absence, ou , par expantion phénoménologique, petit à petit l'esprit se décompose pour s'en retourner au grand tout et se fondre de nouveau au magma de l'univers; nous pourrions appeler ce mode opératoire " la migration phénoménologique ". Vient le matin, avec l'apparition du soleil, peu à peu, l'esprit entame la route inverse, le chemin de la réduction phénoménologique, il se compose de nouveau pour retourner " au monde réel " , c'est la migration phénoménologique dans le sens inverse, le retour au monde et de l'homme dans son activité.

Un autre exemple, aussi frappant, est celui de notre bonne veuille terre: Une boule, un continuum, encadrée entre deux pôles nord et sud, ( sur ces limites impossibles, la vie elle même n'est pas possible ), entre les deux pôles, toute la vie merveilleuse qu' engendre notre monde, cela passe des terres les plus arides et froides jusqu'aux terres les plus humides et verdoyantes. L'équilibre parfait se trouve sous les tropiques, ou la vie, de part ces conditions favorables est la plus exubérante et luxuriante.

A y regarder de plus près, toutes choses en soit entrent parfaitement dans le cadre de notre fameux continuum.

Une autre chose sur laquelle il est important d'insister, est qu'un continuum est toujours en mouvement, on pourrait presque oser dire vivant, et cela dans une oscillation, une périodicité, ou l'on passe sans cesse d'une polarité du continuum à l'autre. De la même façon qu'avec une onde, on passe d'une phase à l'autre. Toujours pour en revenir à notre humain, il passe de l'activité du monde réel à celui du sommeil et vis versa, cela toutes les douze heures. Notre chère vieille terre, elle, tourne sur elle même ce qui donne aussi cette même périodicité grâce à laquelle la vie est possible.

En regardant encore de plus près, cette oscillation est visible sur tous les phénomènes qui existent sur ce monde ou dans l'univers. Cela passe du photon de lumière dans sa fonction onde/corpuscule, en passant par le cœur humain qui à chaque contraction et battement donne l'oxygénation du sang, et notre univers lui même qui passe d'un mouvement d'expansion à contraction...etc.
Ce phénomène pourrait être expliqué de la façon suivante: Comme nous l'avons vue, et pour reprendre l'énoncé de la réduction phénoménologique, vient un moment ou si l'on s'approche trop près de la limite du concept en lui même, celui ci, n'étant relié à plus rien, s'effondre. A ce moment, la roue tourne et on entre dans le mouvement inverse, le concept entre dans sa phase d'expansion. Il en va de même pour cette phase d'expansion, vient un moment ou la notion même d'expansion s'effondre car le concept à perdu toute sa substance, on entre alors de nouveau dans la phase de contraction...etc.


Le résultat de cette périodicité d'un continuum est la fonction même qui lui donne vie, en effet, une chose statique en vient rapidement à l'étouffement et à la disparition. Cette fonction d'oscillation à donc pour principe un double anéantissement ou le phénomène de départ, se perd, puis se retrouve, ce qui lui permet au final de s'enrichir. En reprenant l'exemple du cœur, nous pourrions appeler cette fonction celle de l'oxygénation. Tout phénomène vivant est assujetti à ce principe, il faut cette périodicité, cette fonction d'oxygénation pour garder le phénomène vivant, sinon, il en vient rapidement à l'étouffement et à la mort. On a pu découvrir les dernières décennies le phénomène " El niño ", à savoir un inversement des courants marins au niveau du pacifique et du continent sud Américain, ce phénomène survient périodiquement, avec à chaque fois des effets considérables sur le climat et on peu imaginer, sur sa régénération. Ceci est une belle figuration de ce phénomène d'oscillation au sein même d'un continuum, et aussi une belle démonstration que notre climat, notre terre sont un continuum, et bien vivants.




Introduction à la forme spirituelle de la machine à rêve

Rappelons juste le concept de la réalité : un statut quo sur les vérités et les modes de pensé du moment.
Nous ne connaissons pas à ce jour de vérité qui puisse être prouvée. On peu dire que le ciel est bleu, et cela est un fait irréfutable, mais qu'est ce que le ciel , qu'est ce que le bleu.
Les philosophes de la phénoménologies ont tenté de réduire le monde dans celui du concept, réduire une chose à sa propre essence, en enlevant peu à peu toutes les peluches, et cela pour arriver au noyau, au concept pur, mais cela a échoué, car pour reprendre l'exemple du ciel bleu, qu'est ce que le ciel, qu'est ce que le bleu, chaque réponse rebondit vers d'autres questions, et finalement, en épluchant le fruit, on ne trouve pas de noyau, la phénoménologie est une fruit sans noyau, un fruit inutile en quelques sorte.

L'unique moyen de définir un concept, de s'approcher de son essence, est de croire en son mystère. Une chose ne peu se définir par elle même seul, elle doit toujours se référer à d'autres, l'unique moyen de définir le bleu du ciel est donc de croire dans le mystère du bleu du ciel. J'emploie ici le mot mystère, car une chose, ne pouvant en fait se définir par elle même, reste obscure à l'entendement et donc mystérieuse, l'unique moyen de s'en approcher, dans cette obscurité, dans cette absence total et impossible de références, est d'y croire.
Pour en revenir au bleu du ciel, imaginons tenter d'expliquer à un aveugle de quoi il s'agit : Des couleurs, il ne sait rien, de l'espace, des volumes, non plus. Pour cette explication, le plus simple serait de passer par le biais de la métaphore, ne dit 'on pas que la poésie nous lie au mystère ! On pourrait commencer par parler de ce qui touche de près au ciel, à savoir le vol des oiseaux, le vent qui pousse les choses d'un point à un autre, en les faisant se lever, se baisser, circuler, comme une farandole dans l'espace . De façon plus exhaustive, nous pourrions parler ensuite, et par vague successives, de tout ce qui a attrait du plus près jusqu'au plus loin au bleu du ciel. Après cette longue dissertation, grande et aussi diverse que le monde, l'aveugle pourrait avoir une petite idée de ce qu'est le mystère du bleu du ciel.

Là serait la méthode d'approche d'un mystère, pour chacun, nous serions obligé de raconter une fois encore le monde.

Nous parlions initialement de concept, sous l'angle spirituel nous parlons de mystère, mais nous parlons en fait de la même chose.






La machine à rêve est-elle plausible ?

La question de savoir si la machine à rêve est plausible ou n'est qu'un rêve inutile relève d'une décision propre, libre à chacun de voir et de choisir, dans le pire des cas, ce ne serait qu'une machine qui ne sert à rien, et qu'on exhiberait de temps à autre, juste pour enlever le poussière.

Malgré tout, la machine à rêve est bien là, dans son intégrité, dans son continuum aussi...
Cela veut dire que le principe même de la machine à rêve possède son absence, l'absence de la machine à rêve.
Tout ce que nous avons alors cité dans les paragraphes précédents, dans ce cas de figure, ne s'avère pas faux, mais loin, loin, jusqu'à son inexistence.

Nous voila avec un principe qui admet sa propre absence, qui admet de par son essence qu'il ne puisse pas être toujours exacte , voir ne pas exister. Nous voila proche d'un principe qui ressemble à ce que nous pouvons voir autour de nous, et aussi à ce que nous sommes. Sans faire d'efforts, nous pouvons alors entrevoir le mirage de la vie, du monde, ce rêve toujours en balancement entre ce qui est et son absence.

Nier la machine à rêve reviendrait à la rendre plus concrète, en effet ce qui est absence de machine à rêve, et par la fonction d'anéantissement la recréerait de toute pièce. Dire qu'elle est inutile, et d'un seul coup, toujours de la même manière, elle devient utile. Ne pas la connaitre, c'est la connaitre, ne pas la comprendre, et elle sera comprise. Le principe même de la machine à rêve, de part sa permanente incertitude, est constant et non soumis au changement, il est tout simplement là.






La machine à rêve, dans le vif du sujet

Tout est semblable à un rêve ... triste ou heureux horizon ? Chaque phénomène est semblable à une vague, une onde qui une fois arrivée à son apogée, s'en va de nouveau vers le bas, ou pour prendre une autre apparence. Nous sommes dans un pur magma aux infinis facettes, ondoyant et mouvant, qui au gré des métamorphoses, prend à chaque instant des formes différentes. Telle est la réalité de la machine à rêve. L'humanité, l'homme, petit bouchon sur l'océan monte et descend au gré de ces vagues, parfois même, le bouchon devient vague et la vague bouchon, là est aussi la dimension de la machine à rêve.

Nous sommes dans le domaine de la magie: par le fait même d'annoncer une chose, nous créons un continuum, et l'absence de cette chose annoncée, c'est à dire son propre anéantissement. Ainsi dans le même instant de l'annonce, le compte à rebours de sa destruction à déjà commencé. Tout phénomène contient son propre anéantissement, et le fait même d'apparaitre, entraine sa propre disparition. Nous sommes sur un océan sans aucun point fixe, sans aucun repaire, dans le royaume de l'impermanence pour reprendre une expression chère aux bouddhistes.

Pour en revenir à notre humanité et à nos petits bonhommes, la métaphore du bouchon sur l'océan me parait appropriée, c'est un cas spécial, une surprise dans le royaume de l'impermanence, ou plutôt de l'absence d'impermanence. L'impermanence elle même est soumise à son continuum, et à son absence et donc à son anéantissement: de l'impermanence nait la permanence, la stabilité, une éclaircie dans les turbulences d'un ciel nuageux et constamment en mouvement, propice à un développement et à la vie, propice à l'humanité, ce bouchon flottant sur L'océan.

Au sein même de cette humanité, semblable elle aussi à un océan, se déroule la vie de chaque individualité, chacune semblable à ce même bouchon sur l'océan. Pour chacune de ces individualités, le bouchon peut devenir océan et l'océan bouchon, alors, pour chacune, le miracle du monde recommence, à travers une migration phénoménologique ( ou dans ce cas de figure, on passe de rien à tout ) et à travers la matrice de la femme, l'univers dans sa fonction même de continuum est de nouveau créé, dans toute son ampleur et sa splendeur, la vie est donnée, puis comme la vague, après être apparue, elle s'anéantie.

 



Pour tout échange, dialogue, vous pouvez m'écrire:



" Celui qui comprendra le fonctionnement de la machine à rêve deviendra semblable à un rêve "
 


Moteur 2 Recherche
Blogotory : Annuaire Web